Archive for the ‘Politique’ Category



2
juil

Prêt-à-porter gauchiste, collection… 2010

On a eu le droit à tout un défilé de mode, ces derniers jours, à Toronto. Toute la panoplie du petit gauchiste enragé, la « crème » des apprentis révolutionnaires, des petits fascistes rouges tout juste sortis, pour la plupart, de la puberté. Mais ils ont déjà un avis sur tout. Ils sont incapables d’être responsables de leurs actes, mais ils ne se retiennent jamais lorsqu’il est temps de donner des leçons aux autres…

Drapeaux rouges, matraques, couteaux, lance-pierres, baton de baseball… attardons-nous maintenant, sur l’aspect vestimentaire de ces petits fascistes rouges :

Ça ou se balader avec un t-shirt à l’effigie de Adolf Hitler, c’est pareil : mêmes causes, mêmes effets. Et après, on nous demande d’écouter cette jeunesse « qui a des choses à dire » ?

27
juin

Hitler, ce socialiste…

Adolf Hitler était un homme de gauche. Quoi ? Cela vous étonne ?

Évidemment que cela vous étonne, vu que l’on répète tous, sans vraiment y réfléchir, que régime nazi (voire fasciste) ne peut être que d’extrême-droite ! Et je m’en confesse, j’ai eu aussi cette paresse intellectuelle que d’associer Hitler avec la droite (aussi « extrême » soit-elle)… alors que, vous allez le voir, il n’y a pratiquement rien qui permette d’étayer cette thèse.

Socialiste dans les propos

Laissons déjà effectivement, parler les principaux intéressés. Ainsi, en 1934, Adolf Hitler parlant à Hermann Rauschning, soulignait bien les liens qui existaient entre le nazisme et le communisme :

Ce n’est pas l’Allemagne qui va devenir bolchevique mais le bolchevisme qui se transformera en une sorte de national-socialisme. En plus il y a plus de liens qui nous unissent au bolchevisme que d’éléments qui nous en séparent. Il y a par-dessus tout, un vrai sentiment révolutionnaire, qui est vivant partout en Russie sauf là où il y a des Juifs marxistes. J’ai toujours fait la part des choses, et toujours enjoint que les anciens communistes soient admis dans le parti sans délai. Le petit-bourgeois socialiste et le chef syndical ne feront jamais un national-socialiste, mais le militant communiste, oui.

Dans « Mein Kampf » également, Hitler se déchaîna contre le capitalisme spéculatif et « la finance internationale », influencé en cela par les cours de l’économiste allemand Gottfried Feder, qui deviendra, un peu plus tard, membre influent du parti nazi :

A mes yeux, le mérite de Feder consistait en ceci, qu’avec une tranchante brutalité, il précisait le double caractère du capital : spéculatif, et lié à l’économie populaire ; et qu’il mettait à nu sa condition éternelle : l’intérêt. Ses déductions dans toutes les questions fondamentales, étaient tellement justes que ceux qui, a priori, voulaient le critiquer, en contestaient moins l’exactitude théorique qu’ils ne mettaient en doute la possibilité pratique de leur mise à exécution. Ainsi, ce qui, aux yeux des autres, était un point faible dans l’enseignement de Feder, représentait à mes yeux sa force.

Toujours dans « Mein Kampf », Hitler en ajoute une couche :

La lutte contre la finance internationale et le capital de prêt est devenu le point le plus important de la lutte de la nation allemande pour son indépendance et sa liberté économique.

Joseph Goebbels, ministre de « l’éducation des peuples et de la propagande » du IIIe Reich, fidèle parmi les fidèles d’Hitler, était également un anti-capitaliste convaincu, proche de l’aile communiste du NSDAP incarnée par les frères Gregor et Otto Strasser. Goebbels, lui-même, parlait régulièrement de « Bolchévisme National » lorsqu’il évoquait le positionnement du parti nazi.

Par contre, il est vrai qu’à partir de 1933, le NSDAP chercha à séduire les industriels et les milieux de la droite-conservatrice. Mais en y regardant de plus près, cela correspond à un besoin vital d’argent pour le parti d’Hitler, dont les caisses sont vides suite à l’élection législative de novembre 1932.

Cette élection fût également un cinglant échec pour le NSDAP, qui perdit deux millions de voix par-rapport aux élections de juillet de la même année. Ceci obligera également le parti, à changer sa stratégie afin de rassurer les milieux financiers et les grands patrons, qui avaient appelé pour les élections à une union de toutes les forces nationalistes, excluant les nazis. Il faut dire qu’auparavant, nazis et communistes s’étaient unis pour faire grève dans le service de tramway à Berlin et que les thèmes martellés par le NSDAP durant les élections de l’automne, étaient anticapitalistes, populistes et proagrairiens… pas de quoi aller dans le sens du patronat.

Avec le recul, il apparaît clairement qu’il ne s’agissait que d’une autre manœuvre de séduction de la part de Hitler, puisque, une fois au pouvoir, il décida de nationaliser toutes les grandes entreprises et les grandes industries allemandes.

Influences idéologiques

Entre 1908 et 1910, le jeune Adolf Hitler, fraîchement arrivé à Vienne, reste subjugé par les discours de Karl Lueger, du Parti Chrétien-Social et maire de Vienne. Karl Lueger est un antisémite, mais également un farouche adversaire du libéralisme économique. Hitler en fera, à plusieurs reprises, des éloges dans son livre « Mein Kampf ».

Un autre homme politique autrichien, Georg Ritter von Schönerer, influença également Adolf Hitler. Georg Ritter von Schönerer, autre antisémite notoire, faisait partie de cette mouvance pangermaniste, très influente en Autriche au début du XXe siècle. La minorité autrichienne-allemande prenait d’ailleurs, de plus en plus de place dans la société du pays, ce qui sera, un peu plus tard, l’un des prétexte qu’utilisera Hitler pour annexer l’Autriche. Georg Ritter von Schönerer, démocrate-radical, était également à l’origine de plusieurs importante réformes sociales dont : le droit de vote pour tous, la réforme des salaires, la diminution du temps de travail et même le droit de grève ! (source : « Hitler et la dictature allemande » par Karl Dietrich Bracher, 1969). Le genre de réformes défendues, dans toute l’Europe, par les partis de gauche.

Durant l’été 1919, Adolf Hitler suivi un cours de l’économiste allemand Gottfried Feder. Son influence fût telle, qu’il devint très vite son mentor et le théoricien économique du NSDAP. Gottfried Feder, antisémite, est également un farouche opposant au capitalisme, vu que le but de celui-ci ne repose que sur l’intérêt. En 1933, Feder publie « Kampf gegen die Hochfinanz » (« Combat contre la haute finance »), que l’on peut difficilement classer dans un courant de droite ou d’économie libérale.

Du DAP au NSDAP

En octobre 1919, Adolf Hitler adhère au Parti des Travailleurs Allemands, Deutsche Arbeiterpartei (DAP), séduit par Anton Drexler, l’un de ces fondateurs, qui lui avait remis une brochure dont il était l’auteur, intitulé « Mon éveil politique ». Le DAP, créé la même année, était un parti d’influence révolutionaire antisémite, anti-occidental, anti-slave et… anti-capitaliste.

Du Parti des Travailleurs Allemands, le nom sera modifié en Parti National-Socialiste des Travailleurs Allemands (NSDAP) suivant les recommandations de Hitler lui-même en 1920. C’est un peu plus tard, en avril 1921, qu’il prit la tête du NSDAP.

Il est à noter que le DAP/NSDAP fût fondé avec des socialistes révolutionnaires, principalement Anton Drexler. Ce fait est rappelé par l’historien William Shirer dans « Le Troisième Reich, des origines à la chute ».

Les 25 points du DAP

Quelques mois avant le changement de nom du Parti des Travailleurs Allemands (DAP), Adolf Hitler pésente lui-même un programme en 25 points, votés et approuvés devant une assemblée de 2,000 membres, le 24 février 1920 à Munich, dans la brasserie Hofbräuhaus.

Parmi ces 25 points, quelques intitulés que ne renieraient certainement pas, bien des partis de gauche, encore aujourd’hui :

7. Nous exigeons que l’État s’engage à procurer à tous les citoyens des moyens d’existence.

11. La suppression du revenu des oisifs et de ceux qui ont la vie facile, la suppression de l’esclavage de l’intérêt.

13. Nous exigeons la nationalisation de toutes les entreprises appartenant aujourd’hui à des trusts.

14. Nous exigeons une participation aux bénéfices des grandes entreprises.

15. Nous exigeons une augmentation substantielle des pensions des retraités.

16. Nous exigeons la création et la protection d’une classe moyenne saine, la remise immédiate des grands magasins à l’administration communale et leur location, à bas prix, aux petits commerçants. La priorité doit être accordée aux petits commerçants et industriels pour toutes les livraisons à l’État, aux Länder ou aux communes.

17. Nous exigeons une réforme agraire adaptée à nos besoins nationaux, la promulgation d’une loi permettant l’expropriation, sans indemnité, de terrains à des fins d’utilité publique – la suppression de l’imposition sur les terrains et l’arrêt de toute spéculation foncière.

20. L’extension de notre infrastructure scolaire doit permettre à tous les Allemands bien doués et travailleurs l’accès à une éducation supérieure, et par là à des postes de direction. Les programmes de tous les établissements d’enseignement doivent être adaptés aux exigences de la vie pratique. L’esprit national doit être inculqué à l’école dès l’âge de raison (cours d’instruction civique). Nous demandons que l’Etat couvre les frais de l’instruction supérieure des enfants particulièrement doués de parents pauvres, quelle que soit la classe sociale ou la profession de ceux-ci.

21. L’État doit se préoccuper d’améliorer la santé publique par la protection de la mère et de l’enfant, l’interdiction du travail de l’enfant, l’introduction de moyens propres à développer les aptitudes physiques par l’obligation légale de pratiquer le sport et la gymnastique, et par un puissant soutien à toutes les associations s’occupant de l’éducation physique de la jeunesse.

25. Pour mener tout cela à bien, nous demandons la création d’un pouvoir central puissant, l’autorité absolue du parlement politique central sur l’ensemble du Reich et de ses organisations, ainsi que la création de Chambres professionnelles et de bureaux municipaux chargés de la réalisation, dans les différents Länder, des lois-cadre promulguées par le Reich.

Si vous trouvez encore, là-dedans, des idées de droite, il est urgent pour vous de consulter !

La NSBO

En 1928, afin de fédérer les travailleurs allemands autour du National-Socialisme, le syndicat NSBO fût créé (Nationalsozialistische Betriebszellenorganisation – NSBO ; Organisation des Cellules d’Entreprises Nationales-Socialistes).

Évidemment, la NSBO était destinée à concurrencer les syndicats déjà présents dans les usines allemandes et, en particulier, les syndicats chrétiens démocrates et marxistes. Cependant, bien des sections du NSBO allaient au-delà du National-Socialisme en s’affichant National-Bolchéviques (source : « La National-Bolchévisme en Allemagne 1919-1933″ par Louis Dupeux).

Parmi les « faits d’armes » du NSBO : l’utilisation de la violence armée pour protester contre les réductions de salaire, le genre de « protestation » utilisée d’habitude par la gauche la plus radicale.

Socialiste dans les actes

Mais je vous vois venir : « c’est bien beau de parler des nazis AVANT leur accession au pouvoir, qu’en est-il de la situation une fois qu’ils mettent en place leurs politiques ? »

Il faut dire que Hitler et les Nationaux-Socialistes n’ont pas perdu de temps ! Sitôt arrivés au pouvoir, les nazis déportèrent à Dachau des commerçants qui avaient osé augmenter leurs prix. Rien qu’à Munich, 200 personnes furent arrêtées en 1933, tandis que leurs commerces furent cellés et barrés d’un écriteau indiquant : « Magasin fermé sur ordre de la police pour cause d’augmentation des prix, propriétaire en détention provisoire à Dachau ».

Les lois et les « recommandations » du pouvoir nazi, disuada les entreprises allemandes à rechercher le profit dans leurs activités. Aucune surprise jusque là, puisqu’il s’agit, tout simplement, de la base de la doctrine nazie inspirée par l’économiste Gottfried Feder.

Même la « libre entreprise » est un concept devenu désuet sous le IIIe Reich. Les entrepreneurs allemands sont convertis en Betriebsführer, c’est-à-dire en vulgaires « directeurs d’établissements », une façon très bureaucratique d’enlever tout esprit d’initiative et d’entrepreneuriat. Ils ne pouvaient diriger leurs entreprises comme ils l’entendaient ; ils étaient tenus d’obéir sans réserve aux ordres venus du Bureau Central d’Organisation de la Production, le Reichswirtschaffsministerium, et des organismes qui lui étaient rattachés pour chaque branche et pour chaque région. Même leurs salaires étaient fixés par l’état ! Ça ne vous fait pas penser au mode de fonctionnement de la Russie soviétique, par hasard ?

Mais ce n’est pas tout ! L’état était chargé de fixer les prix, mais également les taux d’intérêt à verser, ou à réclamer. Là aussi on reconnaît la « patte » de Feder.

Le gouvernement et la bureaucratie hitlérienne étaient également chargés de planifier la production industrielle, mais aussi agricole et géraient jusqu’aux moyens et méthodes de production. En d’autres termes, on est en pleine « planification » économique, tels que pratiqués dans les pays collectivistes.

On est très loin du capitalisme et, encore plus, de l’économie de marché !

Le nazisme, une forme larvée de marxisme

En 1944, l’économiste autrichien Ludwig von Mises, écrivit dans son ouvrage « Omnipotent Government, The Rise of the Total State and Total War », une réalité que les héritiers de Marx n’assumeront jamais :

Huit des dix points (du Manifeste du Parti communiste de Marx et Engels) ont été exécutés par les nazis avec un radicalisme qui aurait enchanté Marx. Seuls deux points n’ont pas encore été complètement adoptés par les nazis, à savoir l’expropriation de la propriété foncière et l’affectation de la rente foncière aux dépenses de l’Etat (point n°1 du Manifeste) et l’abolition de l’héritage (point n°3). Cependant, leurs méthodes de taxation, leur planisme agricole et leur politique concernant la limitation des fermages vont chaque jour dans le sens du marxisme.

Depuis la création du DAP, jusqu’à l’effondrement du IIIe Reich, le National-Socialisme trouva ses racines dans un anti-capitalisme radical et systématique : nationalisations, étatisation de l’économie, taxation imposante des produits financiers… Pour Ludwig von Mises, « Le marxisme et le national-socialisme ont en commun leur opposition au libéralisme et le rejet de l’ordre social et du régime capitaliste. Les deux visent un régime socialiste ».

Voici bientôt quarante ans qu’un socialisme, qui s’affublait du préfixe décoratif de « national », a mis un terme à la libre circulation en Europe. (Friedrich Hayek, prix Nobel d’économie en 1974)

Ces mêmes socialistes qui, aujourd’hui, lancent si facilement leurs reproches de fascisme feraient bien d’être conscients qu’avec leur adoration de l’État universel, la référence permanente au collectif et le mépris de la liberté individuelle, ils sont bien plus proches d’une vision fasciste du monde que nous. Ce n’est pas un hasard si les hordes brunes se sont appelées les « nationaux-socialistes ». (Christoph Blocher, homme politique suisse)

Conclusion

Je ne vais pas là, énoncer les causes de la montée du nazisme en Allemagne, le sujet est bien trop vaste et même les historiens peinent à l’expliquer totalement. Mais la crise de 1929, l’inflation galopante, la montée inexorable du chômage qui ont frappé l’Europe entière, se sont particulièrement acharnés sur l’Allemagne, beaucoup plus que sur les autres pays du continent.

Ajoutez à cela, le paiement astronomique dû aux « dommages de guerre » (suites du Traité de Versailles), que l’Allemagne est contrainte de payer et qui s’élèvent à 132 milliards de marks-or de 1921. Paiement que l’Allemagne est dans l’incapacité d’effectuer, ce qui conduira à des livraisons « en nature » de produits et de marchandises, puis à l’occupation de la riche région industrielle de la Ruhr en 1923 par les Français et les Belges, puis à un remboursement « rééchelonné » et diminué suite au plan Young de 1929.

Crise, humiliation suite au Traité de Versailles de 1919, économie allemande littéralement « à terre »… facilite l’expression de tous les extrémismes. C’est alors la bataille de celui qui criera le plus fort, de celui qui rassemblera le plus.

Mais c’est le petit peuple, le prolétariat, les ouvriers qu’il faut séduire. Car ce sont eux, d’abord, qui sont touchés de plein fouet par la crise. Ce sont eux, qui se sont battus dans les tranchées entre 1914 et 1918 et qui subissent l’humiliation de la défaite. Alors trois courants collectivistes, étatistes et démagogistes s’affrontent : les socialistes, les communistes et enfin, les nationaux-socialistes. Les trois s’haïssent, il faut le dire… et même si l’on parle souvent des affrontements entre le NSDAP et les communistes allemands, il ne faut pas oublier qu’il y a aussi souvent des escarmouches entre socialistes et communistes.

Oui, une certaine aristocratie sera séduite par le nazisme. Certains même auront des postes importants dans le IIIe Reich, mais au-delà de politiques sociales dont ils ne se sentent pas concernés au premier chef, c’est le nationalisme et surtout, le pangermanisme qui les attirent vers le NSDAP. D’ailleurs, beaucoup d’entre-eux suivent plus un idéal de « Grande Allemagne » que le « petit caporal » Hitler, dont ils finissent, tôt ou tard par se méfier. Sentiment qui sera d’ailleurs partagé.

Après, si vous trouvez encore que le régime nazi est plus proche de la droite que de la gauche, il faudra maintenant apporter des arguments, et du solide !

Pour aller plus loin :

  • Le Monde Diplomatique, mai 2005, texte de Götz Aly, « Ainsi Hitler acheta les Allemands« . Götz Aly est également l’auteur de « L’Etat du peuple de Hitler. Pillage, guerre raciale et socialisme national » paru en 2005.
25
juin

Multiculturalisme : un Québec « à la canadian » ?

Mathieu Bock-Côté sur le multiculturalisme qui s’introduit dans les rouages de l’état québécois.

14
déc

Jacques Brassard commente le ClimateGate

Bien que censuré par Gesca, Jacques Brassard n’en demeure pas moins actif dans les médias et sur son blogue. Ainsi, même s’il n’a plus de tribune dans « Le Quotidien » du Saguenay, Jacques Brassard nous a fait le plaisir d’intervenir sur le ClimateGate lors de l’émission de Denis Lévesque à l’antenne de LCN.
9
déc

Le ClimateGate vu par Glenn Beck

21
nov

Muselé par Gesca, Jacques Brassard ouvre son blogue

Jacques Brassard, ancien député péquiste du Lac-St-Jean élu en 1976 (réélu en 1981, 1985, 1989, 1994 et 1998), plusieurs fois ministre provincial (sous René Lévesque, Pierre-Marc Johnson, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Bernard Landry), a démissionné en 2002 pour devenir ensuite éditorialiste au « Quotidien » de Chicoutimi, propriété du groupe de presse Gesca.

L’ennui avec Jacques Brassard, c’est qu’il ne défend pas les idées communément admises dans les médias. En clair, il s’agit d’une voix discordante au sein de la « pensée unique ». Rendez-vous compte, il « ose » s’affirmer de droite, il est sceptique concernant l’origine humaine du réchauffement climatique, il a soutenu l’intervention étasunienne en Irak… bref, comparé à ce qui est rabâché à longueur de temps dans nos médias, Jacques Brassard est considéré comme un véritable hérétique au mieux, un pestiféré, par les nouveaux curés de la rectitude politique.

jacques-brassard

Alors qu’il s’en prenait à Steven Guilbeault, devenu grand gourou de l’environnement et personnalité agissant comment conseiller incontournable de l’etablissement politique et intellectuel, la direction du « Quotidien » lui a demandé ordonné de ne plus écrire sur la politique américaine, le réchauffement climatique, l’Irak, Israël et se concentrer uniquement sur des sujets de l’actualité régionale.

Évidemment, refusant de se faire dicter ses sujets et se laisser ainsi censurer, Jacques Brassard a quitté son poste d’éditorialiste qu’il occupait depuis près de six ans.

Ceci montre, encore une fois, que les opinions de droite finissent toujours, un jour ou l’autre, à être bannies dans nos médias. Ainsi, au Québec, nous n’avons aucun journal de droite, pratiquement aucune tribune radiophonique de droite (et quand elles existent, elles sont systématiquement ridiculisées par les « biens-pensants ») et, évidemment, aucun réseau de télévision de droite. TOUS les médias traditionnels vont dans le même sens, plus ou moins, refusant de manière obsessionnelle à évoquer les opinions discordantes.

Quel média fait mention des 30,000 scientifiques qui remettent en cause l’origine humaine du réchauffement climatique par exemple ? Quel média a parlé du scientifique français Vincent Courtillot qui a démonté les méthodes de calcul du GIEC ? Ceci ne sont que des exemples, car en matière de réchauffement climatique, UNE seule opinion prévaut sur toutes les autres. Jamais vous ne trouverez un équilibre objectif entre les pro-Kyoto et les sceptiques. Pire encore, on parle même de « consensus scientifique » sur le sujet alors que c’est un mensonge, puisque le consensus n’existe même pas au sein même du GIEC !

Pour la politique, c’est désormais pareil. Avec le départ de Jacques Brassard, il n’existe maintenant pratiquement plus personne pour représenter la droite dans les médias d’importance (et encore ! Le Quotidien est un journal régional !).

Heureusement, Jacques Brassard a décidé de ne pas en rester là et a ouvert son blogue depuis le 15 novembre. Malgré tout, nous savons tous très bien que l’impact ne sera pas le même…

Je vous invite donc à suivre les écrits de Jacques Brassard, autre victime de la censure médiatique.

Pour finir, voici le texte qui a déchaîné la colère du groupe de censure presse Gesca :

Mgr Guilbeault
L’un des prélats les plus en vue de l’épiscopat écolo-réchauffiste est Steven Guilbeault.

Le géologue et sismologue à la retraite de l’UQAC, Reynald Du Berger, aussi ingénieur de formation, s’est intéressé récemment à cet expert auto-proclamé. Il a découvert que les études supérieures que Steven Guilbeault avait abordées étaient théologiques. Il ne s’est pas rendu, cependant, jusqu’au diplôme, mais en a gardé la propension au dogmatisme. C’est ce théologien inachevé qui, depuis des années, nous sermonne sur le climat, la forêt et l’énergie. Et qui est sujet d’une vénération flagorneuse de la part de tous les médias, plus particulièrement de Radio-Canada, Télé-Québec et du Devoir.

Avis

Auparavant, Steeve Guilbault pontifiait à partir de Greenpeace ; maintenant, il prêche la bonne parole à Équiterre, une congrégation écolo québécoise. Il est, à toutes fins utiles, le Professeur Tournesol attitré de Radio-Canada. Récemment, en zappant le matin (ce qui m’arrive rarement), je l’ai vu aux «Lionnes». Il pérorait sur le climat tout en dénigrant le Stephen Harper. Les animatrices étaient en extase devant ce «guide spirituel».

En fait, à ma connaissance, je n’ai jamais vu ce fat personnage sérieusement questionné ou talonné par les animateurs-bureaucrates de la société d’État. Ces derniers ne sont toujours que des faire-valoir, lui permettant de présenter sa salade sur la forêt ou le climat. Jamais de questions embarrassantes qui risqueraient de mettre à nu les lacunes de son bric-à-brac doctrinal.

Expert

Ce monseigneur est non seulement omniprésent à Radio-Canada et au Devoir, il est aussi promu expert honoris causa par le gouvernement du Québec qui, à tout propos, recueille respectueusement ses mantras et ses lieux communs. La ministre de l’Environnement se voit mal prendre une décision sans avoir, au préalable, obtenu sa bénédiction. Il y a plus ridicule encore: des ingénieurs, réunis en congrès, se soumettant sans doute à la rectitude écologique, l’invitent à traiter de la «science du climat».

Notez que le Québec n’est pas un cas unique…

En France, c’est un animateur de télé, Nicolas Hulot, qui joue au despote écolo. Il est adulé par la classe politique et les médias. Aux États-Unis, vous le savez déjà, Al Gore se comporte en prophète apocalyptique sur toutes les tribunes à 300 000$ la présence. Mais, à la différence du Québec, des voix discordantes parviennent à s’y faire entendre.

En France, l’ex-ministre Claude Allègre, un scientifique de haut vol, parvient à fissurer la pensée unique climatique. Aux États-Unis, d’éminents climatologues sceptiques réussissent à faire entendre leur voix. C’est le cas, aussi, au Canada anglais. Mais, au Québec, nous sommes contraints, en matière écologique et climatique, de nous abreuver aux prêches d’un théologien manqué n’ayant aucune formation scientifique.

Andy Warhol, le fondateur du Pop Art, prédisait que «nous vivrons bientôt une époque où chacun aura le droit de dire ce qu’il pense, et ce, sans problème, car alors tout le monde pensera la même chose». Au Québec, il faut croire qu’en matière écologique nous y sommes déjà!

Le ridicule ne tue pas

Le Nobel de la paix, attribué par un comité norvégien, vient d’être décerné à Barak Obama. Burlesque!

Déjà, la crédibilité de ce prix s’approchait de zéro. La déconsidération avait commencé lorsqu’il fut accordé à Yasser Arafat, un maître du double langage et un terroriste avéré. Elle s’est achevée, il y a deux ans, lorsqu’il tomba dans les mains d’Al Gore, un catastrophiste de haut vol. Et voilà qu’on l’attribue à un Président verbomoteur dont la contribution à la paix se limite à des intentions (nobles, il va de soi) et à de beaux discours pleins de bons sentiments, cela va sans dire.

En fait, sa candidature a été déposée avant même que Barack Obama entre en fonction! Et, surtout, pendant qu’il bonimente et baratine, l’Iran se dote de l’arme nucléaire. Beau travail! C’est comme si l’on décernait le prix Nobel de la littérature à un jeune blanc-bec dont l’oeuvre littéraire se réduirait à un aide-mémoire ne comportant que les titres de ses futurs romans.

Dire que cette clownerie norvégienne fut accueillie dans l’enthousiasme. Se pourrait-il que le gros bon sens ait quitté ce bas monde? Mais, pas aux États-Unis! Fort heureusement, en effet, un sondage y révèle que les deux tiers des Américains estiment que leur Président ne mérite pas ce prix…

31
oct

Élections nullicipales 2009

Mes amis, ce n’est pas demain que notre belle ville de Montréal, recommencera à sérieusement rivaliser avec la Ville-Reine. Demain dimanche, ceux qui auront encore la force d’aller aux urnes, auront le choix entre trois pieds de selleri, trois insignifiants dépourvu autant de charisme que de caractère. Trois larves sans envergure.

Il y a la petite Louise. La mère des fusions municipales forcées. Ce qui est étrange dans son cas, c’est qu’en même temps, elle fût membre d’un gouvernement qui prônait la « défusion » du Québec du reste du Canada…

Louise Harel, qui a autant de charisme qu’un dessous d’verre, voudrait ainsi devenir reine de Montréal. Restons sérieux !

Puis nous avons Richard Bergeron, un autre insignifiant qui se vantait de faire peur aux piétons qui ne traversaient pas au bon endroit, en les frôlant à haute vitesse (120km/h, rue St-Denis s’il vous plaît !) Un fou, un malade ! Si vous avez des doutes, voici ce que disait Richard Bergeron, le 14 juillet 1999 à RDI :

Enfin, nous avons oncle Gérald. Gentil troubadour de l’hôtel de ville, avec Gérald c’est bien simple : tout va bien ! Montréal ne fait pas que rivaliser avec Toronto, Montréal rivalise avec Barcelone et pis, tant qu’à faire, avec toutes les grandes villes du monde. J’aime bien ma ville, mais faudrait arrêter de nous prendre pour des valises : y’en a des problèmes !

Pendant ce temps, des publicitaires ayant manifestement une grave déficience au niveau du cortex cérébral, sortent des « études » totalement loufoques, prouvant, encore une fois, que nous avons bien raison d’en avoir marre de la dictature des communicateurs. Un flot de conneries, écrites dans un style pitoyable, ayant même des fautes de syntaxe dans le titre ! Voici donc le « scoop » d’une insignifiante compagnie en mal de notoriété, Ressac medias, qui mélange les pommes et les oranges : pour eux, Tremblay a des liens évidents avec la mafia ! Vous n’avez jamais entendu parler de Ressac ? Moi non plus ! Et c’est plutôt normal lorsque vous lisez cet édifiante amoncellement de cyber-conneries.

Avec tout ça, on est vraiment dans la schnoute ! Trois candidats insignifiants, des débats stériles, des publicitaires complètement sortis de la track… je pense que je vais déménager en banlieue si ça continue !

Un conseil demain, évitez les chances de pogner la H1N1 : n’allez pas voter !

2
sept

Ignatieff est un irresponsable, selon Michael Ignatieff

Le chef du Parti Libéral du Canada, Michael Ignatieff, s’apprête donc à faire tomber le gouvernement, entraînant le Canada dans une énième élection fédérale.

Pourtant, le 28 janvier 2009, Michael Ignatieff estimait qu’il serait « irresponsable » de relancer le Canada en élection (source : Cyberpresse).

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Mais que peut-on attendre d’autres des libéraux ? Ceux-là même qui ont détournés l’argent des contribuables à des fins de propagande fédéraliste, ceux-là même qui se sont associés aux socialistes du NPD et aux Bloquistes en décembre pour tenter un « putsch » institutionnel, ceux-là même qui se sont pris toute une volée aux dernières élections… Il semblerait donc que le PLC ne comprenne toujours pas le message des Canadiens !

En attendant : quatre élections en moins de cinq ans, voilà ce que nous propose le Parti Libéral du Canada comme stabilité politique !

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