Archive for the ‘Hommage’ Category
Bonne fête nationale !
En cette Saint Jean-Baptiste, bonne fête nationale à tous les Québécois !

Muselé par Gesca, Jacques Brassard ouvre son blogue
Jacques Brassard, ancien député péquiste du Lac-St-Jean élu en 1976 (réélu en 1981, 1985, 1989, 1994 et 1998), plusieurs fois ministre provincial (sous René Lévesque, Pierre-Marc Johnson, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Bernard Landry), a démissionné en 2002 pour devenir ensuite éditorialiste au « Quotidien » de Chicoutimi, propriété du groupe de presse Gesca.
L’ennui avec Jacques Brassard, c’est qu’il ne défend pas les idées communément admises dans les médias. En clair, il s’agit d’une voix discordante au sein de la « pensée unique ». Rendez-vous compte, il « ose » s’affirmer de droite, il est sceptique concernant l’origine humaine du réchauffement climatique, il a soutenu l’intervention étasunienne en Irak… bref, comparé à ce qui est rabâché à longueur de temps dans nos médias, Jacques Brassard est considéré comme un véritable hérétique au mieux, un pestiféré, par les nouveaux curés de la rectitude politique.

Alors qu’il s’en prenait à Steven Guilbeault, devenu grand gourou de l’environnement et personnalité agissant comment conseiller incontournable de l’etablissement politique et intellectuel, la direction du « Quotidien » lui a demandé ordonné de ne plus écrire sur la politique américaine, le réchauffement climatique, l’Irak, Israël et se concentrer uniquement sur des sujets de l’actualité régionale.
Évidemment, refusant de se faire dicter ses sujets et se laisser ainsi censurer, Jacques Brassard a quitté son poste d’éditorialiste qu’il occupait depuis près de six ans.
Ceci montre, encore une fois, que les opinions de droite finissent toujours, un jour ou l’autre, à être bannies dans nos médias. Ainsi, au Québec, nous n’avons aucun journal de droite, pratiquement aucune tribune radiophonique de droite (et quand elles existent, elles sont systématiquement ridiculisées par les « biens-pensants ») et, évidemment, aucun réseau de télévision de droite. TOUS les médias traditionnels vont dans le même sens, plus ou moins, refusant de manière obsessionnelle à évoquer les opinions discordantes.
Quel média fait mention des 30,000 scientifiques qui remettent en cause l’origine humaine du réchauffement climatique par exemple ? Quel média a parlé du scientifique français Vincent Courtillot qui a démonté les méthodes de calcul du GIEC ? Ceci ne sont que des exemples, car en matière de réchauffement climatique, UNE seule opinion prévaut sur toutes les autres. Jamais vous ne trouverez un équilibre objectif entre les pro-Kyoto et les sceptiques. Pire encore, on parle même de « consensus scientifique » sur le sujet alors que c’est un mensonge, puisque le consensus n’existe même pas au sein même du GIEC !
Pour la politique, c’est désormais pareil. Avec le départ de Jacques Brassard, il n’existe maintenant pratiquement plus personne pour représenter la droite dans les médias d’importance (et encore ! Le Quotidien est un journal régional !).
Heureusement, Jacques Brassard a décidé de ne pas en rester là et a ouvert son blogue depuis le 15 novembre. Malgré tout, nous savons tous très bien que l’impact ne sera pas le même…
Je vous invite donc à suivre les écrits de Jacques Brassard, autre victime de la censure médiatique.
Pour finir, voici le texte qui a déchaîné la colère du groupe de censure presse Gesca :
Mgr Guilbeault
L’un des prélats les plus en vue de l’épiscopat écolo-réchauffiste est Steven Guilbeault.Le géologue et sismologue à la retraite de l’UQAC, Reynald Du Berger, aussi ingénieur de formation, s’est intéressé récemment à cet expert auto-proclamé. Il a découvert que les études supérieures que Steven Guilbeault avait abordées étaient théologiques. Il ne s’est pas rendu, cependant, jusqu’au diplôme, mais en a gardé la propension au dogmatisme. C’est ce théologien inachevé qui, depuis des années, nous sermonne sur le climat, la forêt et l’énergie. Et qui est sujet d’une vénération flagorneuse de la part de tous les médias, plus particulièrement de Radio-Canada, Télé-Québec et du Devoir.
Avis
Auparavant, Steeve Guilbault pontifiait à partir de Greenpeace ; maintenant, il prêche la bonne parole à Équiterre, une congrégation écolo québécoise. Il est, à toutes fins utiles, le Professeur Tournesol attitré de Radio-Canada. Récemment, en zappant le matin (ce qui m’arrive rarement), je l’ai vu aux «Lionnes». Il pérorait sur le climat tout en dénigrant le Stephen Harper. Les animatrices étaient en extase devant ce «guide spirituel».
En fait, à ma connaissance, je n’ai jamais vu ce fat personnage sérieusement questionné ou talonné par les animateurs-bureaucrates de la société d’État. Ces derniers ne sont toujours que des faire-valoir, lui permettant de présenter sa salade sur la forêt ou le climat. Jamais de questions embarrassantes qui risqueraient de mettre à nu les lacunes de son bric-à-brac doctrinal.
Expert
Ce monseigneur est non seulement omniprésent à Radio-Canada et au Devoir, il est aussi promu expert honoris causa par le gouvernement du Québec qui, à tout propos, recueille respectueusement ses mantras et ses lieux communs. La ministre de l’Environnement se voit mal prendre une décision sans avoir, au préalable, obtenu sa bénédiction. Il y a plus ridicule encore: des ingénieurs, réunis en congrès, se soumettant sans doute à la rectitude écologique, l’invitent à traiter de la «science du climat».
Notez que le Québec n’est pas un cas unique…
En France, c’est un animateur de télé, Nicolas Hulot, qui joue au despote écolo. Il est adulé par la classe politique et les médias. Aux États-Unis, vous le savez déjà, Al Gore se comporte en prophète apocalyptique sur toutes les tribunes à 300 000$ la présence. Mais, à la différence du Québec, des voix discordantes parviennent à s’y faire entendre.
En France, l’ex-ministre Claude Allègre, un scientifique de haut vol, parvient à fissurer la pensée unique climatique. Aux États-Unis, d’éminents climatologues sceptiques réussissent à faire entendre leur voix. C’est le cas, aussi, au Canada anglais. Mais, au Québec, nous sommes contraints, en matière écologique et climatique, de nous abreuver aux prêches d’un théologien manqué n’ayant aucune formation scientifique.
Andy Warhol, le fondateur du Pop Art, prédisait que «nous vivrons bientôt une époque où chacun aura le droit de dire ce qu’il pense, et ce, sans problème, car alors tout le monde pensera la même chose». Au Québec, il faut croire qu’en matière écologique nous y sommes déjà!
Le ridicule ne tue pas
Le Nobel de la paix, attribué par un comité norvégien, vient d’être décerné à Barak Obama. Burlesque!
Déjà, la crédibilité de ce prix s’approchait de zéro. La déconsidération avait commencé lorsqu’il fut accordé à Yasser Arafat, un maître du double langage et un terroriste avéré. Elle s’est achevée, il y a deux ans, lorsqu’il tomba dans les mains d’Al Gore, un catastrophiste de haut vol. Et voilà qu’on l’attribue à un Président verbomoteur dont la contribution à la paix se limite à des intentions (nobles, il va de soi) et à de beaux discours pleins de bons sentiments, cela va sans dire.
En fait, sa candidature a été déposée avant même que Barack Obama entre en fonction! Et, surtout, pendant qu’il bonimente et baratine, l’Iran se dote de l’arme nucléaire. Beau travail! C’est comme si l’on décernait le prix Nobel de la littérature à un jeune blanc-bec dont l’oeuvre littéraire se réduirait à un aide-mémoire ne comportant que les titres de ses futurs romans.
Dire que cette clownerie norvégienne fut accueillie dans l’enthousiasme. Se pourrait-il que le gros bon sens ait quitté ce bas monde? Mais, pas aux États-Unis! Fort heureusement, en effet, un sondage y révèle que les deux tiers des Américains estiment que leur Président ne mérite pas ce prix…
Jour du Souvenir
Parce que notre liberté a été gagnée par des hommes et des femmes, qui l’ont payé de leur sang. Parce qu’il y a 90 ans, des jeunes qui sortaient à peine de leur enfance, Canadiens, Étasuniens, Britanniques… ont parcouru parfois des milliers de kilomètres, pour venir se battre dans un pays qu’ils ne connaissaient pas. Parce que dans la Somme, dans le Pas-de-Calais, des milliers de croix blanches, témoignent encore de l’effroyable combat qu’ont mené les soldats canadiens pour défendre la France et son peuple.
Parce qu’il y a 64 ans, des Canadiens, des Étasuniens, des Britanniques… sont morts sur ma terre de Normandie, afin de défendre notre liberté une seconde fois. Pour tout cela, je me souviens et je me souviendrais toujours…
Le 3 mai 1915, le lieutenant-colonel John McCrae, médecin du Corps de santé royal de l’armée canadienne, fût le témoin de la terrible bataille d’Ypres. C’est suite à son horrible expérience, qu’il écrivit le poème « In Flanders Fields ». C’est ce poème qui inspirera la symbolique du coquelicot (poppy en anglais).
Les coquelicots fleurissaient dans les pires champs de bataille de la Somme et des Flandres, et leur couleur rouge est un symbole approprié pour le bain de sang de la guerre de tranchées. C’est une Française, Madame E. Guérin, qui proposa au maréchal britannique Douglas Haig, que les femmes et les enfants des régions dévastées de France produisent des coquelicots afin de recueillir des fonds pour venir en aide aux « gueules cassées ». En novembre 1921, les premiers coquelicots furent distribués. La tradition se poursuit depuis.
In Flanders fields the poppies blow
Between the crosses, row on row,
That mark our place; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below.We are the Dead. Short days ago
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved, and were loved, and now we lie
In Flanders fields.Take up our quarrel with the foe:
To you from failing hands we throw
The torch; be yours to hold it high.
If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields.- John McCrae
Traduction officielle du gouvernement canadien en langue française :
Au champ d’honneur, les coquelicots
Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix; et dans l’espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflement
Des obusiers.Nous sommes morts,
Nous qui songions la veille encor
À nos parents, à nos amis,
C’est nous qui reposons ici,
Au champ d’honneur.À vous jeunes désabusés,
À vous de porter l’oriflamme
Et de garder au fond de l’âme
Le goût de vivre en liberté.
Acceptez le défi, sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d’honneur.- Traduction : Major Jean Pariseau, historien.
Ce poème est un véritable symbole, surtout dans le Canada anglais, mais pas seulement… Le poème, dans sa version originale anglaise, a même inspiré la devise du club de hockey du Canadien de Montréal : « Nos bras meurtris vous tendent le flambeau, à vous maintenant de le porter bien haut. » (« To you from failing hands we throw/The torch; be yours to hold it high »).
Disparition de Alain Griotteray
Alain Griotteray, homme politique français qui a connu une carrière d’une étonnante longévité, ancien député-maire de Charenton-le-Pont, écrivain, journaliste, est mort hier à la suite d’une longue maladie.
Mais s’il fallait retenir une chose d’Alain Griotteray, c’est son premier acte militant. Ainsi, le 11 novembre 1940, alors que la France est occupée par les Allemands depuis déjà cinq mois, le jeune Alain Griotteray, âgé de 17 ans, sera l’un des instigateurs de ce que l’on pourrait qualifier de « premier acte de résistance ».
Avec une poignée d’étudiants, Alain Griotteray ira défier l’occupant, en allant déposer une gerbe sur le monument du soldat inconnu, afin de commémorer la victoire de la première guerre mondiale. Il rejoindra ensuite la résistance active et prendra même le commandement d’un réseau, faisant de lui le plus jeune chef de groupe de la résistance. En 1960, il quitte l’UNR suite à un désaccord profond avec le général de Gaulle, concernant la politique menée dans la crise algérienne.
Il rejoindra les Républicains Indépendants de Valéry Giscard d’Estaing, et fût l’un des fondateurs des clubs Perspectives et Réalités, bien ancré à droite. Plus tard, au sein du Parti Républicain, il favorisa l’ascension de nouveaux talents tels que Alain Madelin, Charles Millon et Gérard Longuet.
Au niveau de sa carrière dans la presse écrite, il contribua à la création de l’hebdomadaire Minute en 1963 et sera, avec Louis Pauwels, l’un des fondateurs du Figaro Magazine en 1978, où il occupera la fonction d’éditorialiste. Sa plume sera sans équivoque contre la gauche, défendant le libéralisme économique, tout en ayant des idées conservatrices et eurosceptiques. Il sera contraint à quitter le Figaro en 2001, dont la ligne éditoriale était devenue trop europhile pour ses idées.
J’ai eu la chance de pouvoir écouter Alain Griotteray à plusieurs reprises et j’ai toujours été impressionné par sa franchise, ainsi que par sa clairvoyance concernant la situation politique de la France. Un homme politique qui ne connaissait pas la langue de bois et qui s’est toujours tenu droit en somme.
Alexandre Soljenitsyne : disparition d'un héros
L’écrivain russe et prix Nobel de littérature, Alexandre Soljenitsyne, est décédé dans la nuit de samedi à dimanche, à Moscou. La maladie, mais également l’âge (il avait 89 ans), ont eu raison de cette icône de la résistance et de la dissidence.
Car c’est un véritable symbole qui vient de disparaître. Un symbole de courage et de détermination, un symbole très fort au sein de ma famille de pensée, nous, les « anti-communistes primaires ». Nous, qui étions parfois ridiculisés avant la chute du mur de Berlin, car notre lutte contre le « communisme et le socialisme triomphant », allait « à l’encontre de la roue de l’Histoire ». Je n’invente rien, même si certains ont la mémoire parfois dramatiquement « sélective » !
Alexandre Soljenitsyne, lui, en plein règne de Staline, n’hésite pas à dénoncer la souffrance qu’impose le régime aux Russes. Cela lui vaudra une condamnation pour traîtrise et sera envoyé dans un « Goulag » durant huit ans, avant d’être contraint à l’exil au Kazakhstan. Malgré une courte « réhabilitation », l’auteur est interdit de publication dans son pays et doit contourner la censure pour faire paraître ses livres en Occident. Malgré tout, il refuse de quitter l’Union soviétique, ce considérant comme beaucoup plus utile dans des murs, qu’à l’extérieur.
En 1970, il reçoit le prix Nobel de littérature qu’il ne pourra recevoir que quatre ans plus tard. À l’époque, les « progressistes » de tous poils, comparent ses écrits à de l’affabulation, en bons négationnistes qu’ils étaient.
C’est en 1973 que paraît en langue russe, à Paris, l’une de ses œuvres majeures, « L’archipel du Goulag », dans laquelle il décrit de l’intérieur, les camps de concentration du régime communiste. Ce manuscrit, écrit entre 1958 et 1967, alors qu’il était surveillé par le KGB, qu’une partie de ses archives avait été confisquée, est tout un symbole à lui seul.
L’histoire du manuscrit de « L’archipel du Goulag » est digne d’un roman d’espionnage. Durant sa rédaction, il écrivait sur de petits morceaux de papier qu’il dissimulait chez des amis, tandis qu’il était parvenu à envoyer une copie en Occident. Malheureusement, une des personnes qui cachait le manuscrit est passé aux aveux, torturée par le KGB et fût contrainte de se pendre, ce qui décida Soljenitsyne à publier son livre.
En 1974, le pouvoir communiste expulse l’écrivain et lui retire sa citoyenneté soviétique. Après la Suisse et les États-Unis, Alexandre Soljenitsyne poursuit sa lutte contre le communisme, mais n’est également pas toujours tendre avec les travers de l’Occident. Il dénonce ainsi la perte des valeurs et la société très matérialiste qui est en train de se construire au mépris des repères fondamentaux.
(…) la médiocrité triomphe sous le masque des limitations démocratiques.(…) Il est aisé en tout lieu de saper le pouvoir administratif, et il a en fait été considérablement amoindri dans tous les pays occidentaux. La défense des droits individuels a pris de telles proportions que la société en tant que telle est désormais sans défense contre les initiatives de quelques-uns. Il est temps, à l’Ouest, de défendre non pas tant les droits de l’homme que ses devoirs.
Ce n’est qu’en 1993 que Soljenitsyne peut retourner dans son pays natal et reprendre sa citoyenneté russe. À partir de 1998, il se fît un peu plus rare sur la scène médiatique, alors que la maladie commençait déjà à le rattraper.
Alexandre Soljenitsyne devra rester un exemple pour nous tous. Un exemple de détermination et d’abnégation.
Adieu Boris !
Boris Eltsine est mort aujourd’hui à l’âge de 76 ans. J’avoue que ça me fait un coup… Car même s’il n’a pas été le chef d’état russe le plus étincelant, il marqua l’histoire de la nouvelle Russie, quoiqu’on en dise.
Mettons de côté les pitreries journalistiques qui préféraient mettre de l’avant son goût prononcé pour l’alcool et ses écarts de conduite, plutôt que ce qu’il a apporté au peuple russe.
Boris Eltsine fût un chef d’état de transition. Le premier président de l’après Union Soviétique. Celui qui entreprit de gigantesques réformes constitutionnelles, qui posa les bases de l’économie de marché… des réformes colossales dans un pays qui s’est toujours réformé très lentement, et surtout, toujours aux prises avec un certain conservatisme.

Mais plus que toutes ces réformes, je retiendrais surtout un fait de l’histoire politique de Boris Eltsine : le courage dont il a fait preuve, en août 1991, pour s’opposer à la tentative de coup d’état de l’Armée Rouge.
Remise en contexte.
Le mur de Berlin s’est brisé moins de deux ans auparavant, mais le communisme est encore bien présent en Europe. Le bloc soviétique est en équilibre sur le fil du rasoir : cela peut encore pencher d’un bord, comme de l’autre.
En France (j’y vivais à l’époque), la menace soviétique qui était à 500 km des frontières françaises, n’était pas encore chose du passé. Je me souviens de cette époque où l’on pouvait lire parfois que l’Armée Rouge se trouvait à trois jours de la France… sans compter les milliers de missiles balistiques (les fameux SS-20), qui étaient, entre-autres, pointés dans notre direction.
Oui, Gorbatchev avait entamé des réformes, mais elles étaient très timides et surtout, faisait monter le mécontentement des communistes. On sentait la grogne, le malaise, la frustration. Les nostalgiques du grand empire soviétique ne voulaient pas laisser tomber le morceau aussi facilement.
Je me souviendrai toujours de cette nouvelle diffusée à la radio, dans la voiture de ma mère, ce jour de août 1991 : l’Armée Rouge tente de prendre le pouvoir à Moscou !… Nous étions interloqués, voire même terrifiés sur le coup.
Toutes ses années depuis la chute du mur nous avait fait oublier la menace soviétique… et voilà que cela semble repartir de plus belle !
Les analystes et les spécialistes en géopolitique se succèdent dans les médias. Ils sont dubitatifs et aucun n’apporte de véritables réponses. L’Europe a t-elle à craindre d’un retour des communistes ? Et si un malade prenait le pouvoir pour déclencher la troisième guerre mondiale ?
Cela durera plusieurs jours, je ne me souviens plus combien exactement. Quelques jours où le monde reteint sa respiration… Puis, voici un député du parlement, un inconnu pour les occidentaux, un certain Boris Eltsine s’amène avec quelques-uns de ses partisans pour s’opposer au coup d’état et défendre le bâtiment parlementaire.
S’amorce un duel et des tractations à n’en plus finir. La foule se masse, Eltsine n’hésite pas à monter sur un blindé des putschistes pour prononcer un discours enflammé. Grâce à lui, le peuple moscovite se mobilisa pour montrer que le peuple Russe ne souhaitait pas un retour en arrière.
Le pari est gagné. Les blindés se replient. Eltsine est devenu le héros du peuple, alors que l’apparatchik Gorbatchev restait impuissant.
D’ailleurs, cela provoquera la chute définitive du communisme russe. Gorbatchev fût pousser vers la sortie… et des élections libres eurent lieues.
Nous n’aurons jamais la certitude, mais peut-être que ce jour-là, Boris Eltsine a sauvé le monde, tel que nous le connaissons.






