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Au Sud-Liban, le Hezbollah s’en prend désormais aux Nations-Unies
En quelques jours seulement, pas moins de 25 attaques ont été perpétrées contre les soldats de la paix des Nations-Unies (FINUL), déployés dans le Sud-Liban. Jets de pierres, agressions physiques, barrages… empêchent les casques-bleus de l’ONU d’effectuer correctement leur mission de paix.
Peu de coopération de la part des autorités libanaises
Les militants du Hezbollah s’en prennent particulièrement aux soldats espagnols et français, alors que l’armée libanaise semble peu encline à leur apporter le support nécessaire. Alors que le gouvernement libanais s’était engagé à déployer quelques 15,000 soldats dans la région, seulement 3,000 sont actuellement présents. De plus, il semble bien que des ordres soient donnés afin de ne pas intervenir trop rapidement, lorsque les soldats de la FINUL font appel à eux…
Plusieurs cas sont répertoriés. Ainsi, alors que les casques-bleus avaient contacté l’armée libanaise pour une perquisition, cette dernière était arrivée avec beaucoup de retard, laissant largement le temps aux militants du Hezbollah de vider les lieux des armes et explosifs.
Les ministres français des affaires étrangères et de la défense se sont, à plusieurs reprises, plaint auprès du gouvernement libanais, mais la situation est demeurée inchangée. Ainsi, les « Fous de Dieu » et ce, malgré la présence d’une force de maintien de la paix, sont libres d’aller et venir, de s’organiser et de s’armer le long de la frontière avec Israël.
Cette relative attitude complaisante de l’armée libanaise trahi la peur de devoir véritablement se confronter aux Chiites du Hezbollah, non pas parce qu’ils ne pourraient pas avoir le dessus, mais plutôt par crainte de créer une scission au sein de l’armée, voire même de la population libanaise.
Impuissance de l’ONU
Durant l’été 2006, alors que le Hezbollah avait entrepris une véritable « colonisation » du Sud-Liban, en y chassant tout ce qui n’était pas Chiite, les « Fous de Dieu »avaient eu les mains totalement libres, lorsqu’ils ont entrepris des tirs de roquettes sur le nord d’Israël. Malgré le fait que Israël en appelait d’une intervention du gouvernement libanais afin de faire cesser ces tirs, la situation empira jusqu’à l’enlèvement de deux soldats Israéliens, qui conduit à l’escalade de violence que l’on connaît.
La FINUL était alors dans l’impossibilité d’intervenir et se contenta d’observer les tirs de roquettes du Hezbollah depuis leurs baraquements.

S’il y avait eu une véritable volonté du gouvernement libanais, l’armée se serait déployée en force dans la région et aurait désarmé les miliciens du Hezbollah, ce qui aurait évité tous ces morts inutiles. Il semblerait que la situation, depuis quatre ans maintenant, n’est pas beaucoup changée et l’armée libanaise ne paraît pas beaucoup plus motivée, d’empêcher de nouvelles provocations du Hezbollah contre l’état d’Israël.
La question que l’on serait donc en droit de se poser est la suivante : à quoi sert donc la présence des Nations-Unies au Sud-Liban ? La FINUL est sur-place depuis 1978, mais malgré leur mission de « maintien de la paix », qu’ont-ils pu véritablement empêcher en 32 ans ?
Ont-ils désarmé le Hezbollah ? Non ! Ont-ils su empêcher les agressions du Hezbollah contre le peuple libanais et contre Israël ? Non ! Se sont-ils seulement interposés entre Hezbollah et Israéliens ? Non, même pas !
Pour mettre un terme aux tirs de roquettes du Hezbollah sur les villes du Nord d’Israël, il aura fallu, non pas l’intervention des Nations-Unies, mais celle de l’armée israélienne !
Maintien de la paix ? Ah oui ?
Avec tout ça, qu’est-ce qui garanti qu’un nouveau conflit ne puisse pas se reproduire ? RIEN ! La FINUL est très loin d’être renforcée et malgré le déploiement de l’armée libanaise dans le Sud-Liban, il semblerait que cela ne change pas grand chose tout compte fait !
Et depuis quelques jours, la présence de la FINUL semble si dissuasive, qu’elle devient elle-même la cible des militants du Hezbollah ! Quelle grande réussite ! Voilà donc à quoi ressemble l’autorité des Nations-Unies…
Pourtant, selon la résolution 1701 de l’ONU, le gouvernement libanais doit s’assurer que le Hezbollah ne puisse pas reconstruire son arsenal de guerre d’avant 2006 et qu’aucune organisation autre que les forces de sécurité de l’état libanais ne puisse avoir le droit de posséder des armes. On en est très loin, n’est-ce pas ?
Selon cette même résolution, le Hezbollah n’a pas le droit de s’établir au sud du fleuve Litani, à proximité de la frontière israélienne. Pourtant, nous savons que l’organisation y est présente en force et que la FINUL y a encore découvert, il y a deux semaines, quelques 250 kg d’explosifs !

Arsenal du Hezbollah en 2006
Et ne vous méprenez pas ! Ces incidents ne surviennent qu’avec le Hezbollah et les populations Chiites, absolument pas avec l’ensemble du peuple libanais. Ainsi, la FINUL n’a jamais rapporté d’incidents dans les villages à majorité chrétienne, sunnite ou druze. Par contre, évite depuis déjà longtemps, de s’aventurer dans les ruelles des villages chiites… alors que se sont là qu’ils pourront trouver les armes et explosifs.
La clairvoyance de Pilar Rahola
Je ne pense pas avoir, un jour, été autant en accord avec un texte écrit par une adversaire politique. Car ceci n’est pas mon texte, mais celui de Pilar Rahola, politicienne espagnole, journaliste et activiste de gauche. Ses articles sont publiés en Espagne et dans les plus importants journaux d’Amérique latine.

Mais lisez plutôt…
Le combat d’Israël, même si le monde n’est pas d’accord est le combat du monde.
Pourquoi ne voyons nous pas :
Des manifestations contre des dictatures Islamiques à Londres, Paris ou Barcelone ? Des manifestations contre la dictature birmane ? Des manifestations Contre l’asservissement de millions des femmes qui ne vivent sans une protection légale ? Des manifestations Contre l’utilisation d’enfants comme bombes humaines ou il y a un conflit avec l’islam ?
Pourquoi n’y a t’il aucun leadership pour soutenir des victimes de la dictature Islamique au Soudan ? Pourquoi n’y a-t-il aucun outrage contre les atrocités du terrorisme contre Israel ? Pourquoi ne défendent t’ils pas (la gauche) le droit d’existence d’Israël ? Pourquoi la gauche reste t’elle si silencieuse contre le fanatisme Islamique ? Pourquoi ce soutien ambigue de la cause palestinienne avec la défense du térrorisme Palestinien ?
Et pour finir, la question à 1 million de dollars, pourquoi la gauche Europeénne et dans le monde s’acharnent elles sur les Usa et Israel et pas sur les pires dictatures de la planète ?
Les 2 plus solides démocraties ayant subient les plus sanglantes attaques terroristes, la gauche ne s’en soucie guère. Et ensuite, au concept de liberté. À chaque forum européen pro palestinien j’entends les hurlements Hystériques gauchistes : « nous voulons la liberté pour le peuple ! » Faux. Ils ne sont jamais concernés par la liberté pour des gens de la Syrie, du Yémen, d’Iran ou du Soudan, ou d’autres nations ou les droits fondamentaux sont bafoués.
Et ils ne sont jamais préoccupés quand le Hamas détruit la liberté des Palestiniens. Ils sont seulement concernés par l’utilisation du concept de liberté palestinienne comme une arme contre la liberté israélienne. La conséquence résultante de ces pathologies idéologiques est la manipulation de la Presse. La presse internationale n’arrange pas les choses, elle les endommage par ses publications sur la question de la question israélo-palestinienne. Sur ce sujet ils n’informent pas, ils font de la propagande.
Quand il s’agit d’écrire sur Israel, la majorité des journalistes oublie la déontologie de la profession. Et alors, l’acte de défense d’un Israélien devient un massacre, et n’importe qu’elle confrontation un génocide. Il y a eu tellement d’aberrations écrites sur Israel qu’il ne reste pratiquement aucune accusation contre elle.
En même temps, cette presse ne discute jamais l’interférence syrienne et iranienne dans la violence se propageant contre Israël ; l’endoctrinement d’enfants et la corruption des Palestiniens. Et en annonçant les victimes, chaque accident palestinien est annoncé comme une tragédie et chaque victime israélienne est camouflée, cachée ou annoncée à la va vite.
Permettez moi de rajouter ceci sur la Gauche Espagnole :
Plusieurs d’entre eux sont des exemples qui illustrent l’anti-américanisme et les sentiments anti-israéliens, voila ce qui caractérise la gauche espagnole (et la gauche Européenne: Suède, Angleterre, France, Italie…). Un exemple : Un parti de gauche espagnol vient de virer un de ses membres parce qu’il avait créer un site web pro Israël. D’après la lettre de renvoi : « nos amis sont l’Iran, la Libye et le Venezuela, opprimés par l’impérialisme et pas un état Nazi comme Israël. »
Un autre exemple, le maire socialiste de Campozuelos a changé le jour de la Shoah commémorant les victimes de l’holocauste par le Jour de la nakba Palestinienne lequel pleure la naissance de l’état d’Israel Ainsi exprimant le mépris pour les six millions de Juifs européens assassinés dans l’Holocauste. Dans ma ville natale de Barcelone, le conseil municipal a décidé de commémorer le 60ème anniversaire de la création de l’État Israël, en ayant une semaine de solidarité avec les Palestiniens. Ainsi, ils ont invité Leila Khaled, un terroriste célèbre des années 70 et le leader actuel du Front Populaire pour la Libération de la Palestine, une organisation terroriste listée par l’Union Européenne, qui promeut l’utilisation de bombes contre Israël.
Ce mode de pensée du politiquement correct a même pollué les discours de président Zapatero. Sa politique étrangère rejoint la gauche lunatique sur la question proche orientale et pour les affaires du Moyen-Orient il est explicitement pro Arabe. Je peux vous assurer qu’en privé, Zapatero blâme Israël pour le conflit au Moyen-Orient et son ministre des Affaires Etrangères Moratinos suit la cadence. Le fait que Zapatero ait voulu porter un keffieh lors de sa visite au Liban n’est d’aucune coïncidence ; c’est un symbole.
L’Espagne a subi la pire attaque terroriste en Europe et il est dans le colimateur de n’importe qu’elle organisation terroriste Islamique. Comme je l’ai déjà écrit, ils nous tuent avec des portables accrochés à l’obscurantisme moyenâgeux.
Encore, la gauche espagnole est la plus anti Israelienne au monde. Et ensuite elle dit qu’elle est anti Israélienne par solidarité. C’est cette folie que je veux dénoncer à cette conférence.
Conslusion :
Je ne suis pas Juive. Idéologiquement je suis de gauche et ma profession est Journaliste. Pourquoi ne suis-je pas anti Israelienne comme mes collègues ? Parce que en tant que non juive , j’ai la responsabilité historique de combattre la haine anti Juive et plus précisément contre la haine de ceux qui leur refusent leur terre ancestral, Israël. Combattre l’antisémitisme n’est pas uniquement le devoir des Juifs, c’est aussi le devoir des non Juifs.
En tant que Journaliste, mon devoir est de chercher la vérité au-delà du préjudice, des mensonges et des manipulations. La vérité sur Israël n’est pas dite. Je suis une personne de gauche qui aime le progrès, je suis dans l’obligation de défendre la vérité, la culture, l’éducation civique aux enfants, la coexistence et les 10 commandements devenus des principes universels.
Ces principes que le fondamentalisme islamique veut détruire.
En tant que non Juive, journaliste de gauche j’a un triple devoir de morale avec Israël, parce que si Israël est détruit, la liberté, la modernité et la culture seront également détruits. Le combat d’Israël, même si le monde n’est pas d’accord est le combat du monde.
Adaptation : Jean Vercors
Comment être un bon « militant pacifiste »
Si je prends le bateau avec des amis à moi, que nous sommes armés de bâtons, de lance-pierres, de barres de fer, de haches et de couteaux et que nous crions que nous souhaitons la mort de tous nos ennemis. Croyez-vous que l’on pourra, aussi, me qualifier de « militant pacifiste » ?
Plus sérieusement, les Palestiniens ainsi que leurs supporteurs savent, pertinemment, qu’il existe un blocus maritime et terrestre dans le territoire de Gaza. Par contre, l’aide humanitaire est tout à fait possible à condition de suivre les procédures garantissant la sécurité de Israël et des Palestiniens… Donc, en partant, cette mission soit-disant « humanitaire » n’est que de la provocation pure et simple.
De plus, la marine israélienne a pris soin, comme à chaque fois, d’avertir le bateau de ne pas approcher des côtes. Ceci a été fait calmement et sans agressivité :
Encore une fois, les mouvements anti-israéliens manipulent très bien les médias occidentaux. Baptisez une opération « Flottille de la liberté », dites bien que vous êtes pacifistes, ça suffit amplement pour que l’on vous trouve sympathique ! Pourtant, sur un des six bateaux, l’amour et la paix se donnait à coup de baton et de barres de fer contre les soldats intervenus pour faire appliquer le blocus ! Des images ont même montré un des « militants pacifistes » poignarder un soldat de l’IDF !
Gandhi doit se retourner dans sa tombe !
Journée hystérique
Mardi 4 novembre 2008, Barack Obama est élu président des États-Unis. Dans le délire parfois totalement irrationnel, de certains fefans du nouveau Messie, mes sentiments sont ambivalents.
De par nature, je suis opposé aux idées du parti démocrate. Protectionniste, adepte d’un certain interventionnisme et surtout, tiré vers la gauche par une aile favorable à l’état-providence, il est très clair pour le libertarien que je suis, ces positions seront toujours incompatibles avec mes idéaux.
Cependant, je n’étais pas beaucoup plus en accord avec les politiques menées par le président George W. Bush. N’étant pas un néo-conservateur, j’ai toujours eu du mal à me sentir proche du président sortant. Et c’est là l’erreur de beaucoup de personnes, surtout à l’extérieur des États-Unis, qui ignorent totalement, ou presque, ce qu’est le parti républicain (et le parti démocrate d’ailleurs).
À l’intérieur du parti républicain, il n’y a pas moins de six ou sept courants politiques principaux et parfois très différents. Ainsi, je suis un Reaganien… et si l’on compare Ronald Reagan avec George W. Bush, on y voit deux façons radicalement différentes de concevoir la politique. Et autant je considère Reagan comme le meilleur président d’après-guerre, je suis obligé d’admettre que Bush jr. fût l’un des pires, sinon le pire.
Et c’est d’ailleurs le problème de cette élection. Beaucoup d’étasuniens ont votés en opposition à l’administration Bush, sans même se rendre compte que Barack Obama a beaucoup plus souvent voté au Sénat en faveur des lois soutenues par l’actuelle administration, que John « Maverick » McCain ! En ce sens, Obama a été beaucoup plus souvent en accord avec Bush que le candidat républicain… Ce qui explique d’ailleurs en grande partie la méfiance des néo-conservateurs vis-à-vis de McCain.
Mais comme d’autres blogueurs de droite, je salue cette élection. Non pas pour les idées défendues par Obama, mais par le symbole qu’il représente. Il n’y a guère qu’aux États-Unis où l’on peut voir un homme issue d’une minorité ethnique, arriver au sommet de l’état.
Les anti-américains primaires, ceux qui ont toujours la parole facile pour cracher sur l’Oncle Sam, n’ont jamais compris que les États-Unis ont souvent été précurseurs en la matière. Kennedy, président catholique, élu dans un pays à forte majorité protestante et aujourd’hui Obama, métis, désormais président d’un pays majoritairement blanc. Hormis les États-Unis, où sont les autres exemples d’une telle ouverture ?
Mais plus que cela, Obama s’est toujours senti d’abord et avant-tout, Étasunien. Il n’a jamais tenté de se servir de sa couleur comme excuse ou comme prétexte. Et cela, il faut le saluer.
Maintenant, avec une majorité au Congrès, le parti démocrate va pouvoir mettre en place ses politiques… et là, c’est une toute autre histoire ! Bien des démocrates veulent s’en prendre aux emplois des Canadiens, convaincus que nous « volons » des jobs au bon peuple étasunien. En ce sens, les hystériques pro-Obama que l’on peut trouver de ce côté de la frontière, vont peut-être avoir un réveil difficile lorsque leur Messie viendra leur dire que l’ALÉNA sera renégociée.
Et pour l’Afghanistan ? Les fefans d’Obama vont aussi avoir un réveil difficile, sachant que leur bon président souhaite y renforcer la présence de l’armée des États-Unis. En clair, s’il y en a qui croient encore au retrait unilatéral de l’armée étasunienne d’Irak et d’Afghanistan, vont vite déchanter.
En attendant, et pour les quatre prochaines années, j’espère que le « Grand Old Party » prendra le temps de se sortir de l’attraction des néo-conservateurs et des pro-Bush. En ce sens, il faudra écarter Sarah Palin, issue du courant conservateur-social. Je souhaite que les Reaganiens reprennent la pôle du parti, histoire de faire un peu le ménage dans cette structure qui va nulle part.
Pour finir, cette superbe formule plus que jamais d’actualité, issue du discours d’investiture du président Reagan : « dans les temps de crise, le gouvernement n’est pas la solution à vos problèmes, le gouvernement est le problème ». Reagan, qui parvint à sortir son pays de la crise et à mettre fin à près de 40 ans de guerre-froide.
Élection américaine 2008 : les résultats en direct !
En attendant que Barack Obama règle la dette publique des États-Unis, trouve un vaccin pour le cancer et répande la paix sur Terre… grâce à un outil Google, suivez en direct les résultats du vote ici-même en baladant votre souris sur la carte :
"L'économie, l'Irak, le Congrès, trois atouts pour McCain"
Paru la semaine dernière dans le quotidien français « Le Figaro », cette très bonne analyse qui traduit le décalage entre ce que pensent les médias occidentaux et le sentiment profond des Étasuniens. L’économie va bien (en tout cas beaucoup mieux qu’en Europe), la situation en Irak se stabilise et le Congrès, aux mains des Démocrates, bat des records d’impopularité !
Mais ça, on n’en parlera pas dans nos médias qui seront, comme en 2004, surpris dans le cas où les Étasuniens réélisent un Républicain à la Maison Blanche. Ils nous diront « ne pas comprendre » la réaction des Étasuniens, comme en 2004 !
C’est devenu un rituel. À chaque élection américaine, les analystes et une grande partie des médias se précipitent pour nous rappeler que la mauvaise situation de l’économie jouera un rôle fondamental dans le choix des électeurs. La fameuse phrase de Bill Clinton devenue un slogan «It’s the economy, stupid !», semble pourtant avoir plus d’effet sur ces Cassandre que sur les électeurs américains. Car ceux-ci ont préféré choisir un républicain en 2000, malgré la très belle période économique des années Clinton et, en 2004, ont décidé de réélire triomphalement le président sortant en dépit de la «situation catastrophique» dans laquelle se serait trouvée une Amérique en crise économique et empêtrée en Irak.
À l’origine de cette inadéquation se trouve une profonde méconnaissance des faits. Prenons donc cette économie américaine, objet de raillerie pour la gauche française qui lui prédit, depuis plus de vingt-cinq ans, une faillite imminente. Les derniers chiffres montrent que la croissance du deuxième trimestre a été de 3,3 % et, d’après l’OCDE, sur l’année, elle pourrait dépasser les 2 % et serait la plus forte de tous les pays membres du G7. Nous sommes donc loin de la récession tant annoncée et aussi très loin de la grave crise que les démocrates invoquent pour justifier le changement politique et économique.
Entre 2001 et 2008, l’économie américaine a connu, malgré les attentats du 11 Septembre, une croissance moyenne annuelle de 2,2 %. Sous le président Bush, l’économie a connu une expansion d’environ 19 % (à titre de comparaison, celle de la France n’a augmenté que de 14 % sur la même période).
Entre 2001 et 2007, le chômage aux États-Unis s’est situé, en moyenne, à 4,7 % (un taux auquel nos politiques n’osent même pas rêver). Aujourd’hui, il est de 5,7 % de la population active (il était de 5,4 % lors de la réélection de Clinton en 1996). En 2007, plus de 3 millions d’emplois ont été créés. Dans la zone euro, le taux de chômage a été de 8,3 % en moyenne pendant les mêmes années.
Plus intéressant encore, d’après l’étude annuelle du Census Bureau (l’organisme statistique officiel américain) qui vient d’être rendue publique, le revenu médian a connu en 2007 une troisième hausse consécutive dépassant les 50 000 dollars/an. Et toujours d’après la même étude, les inégalités baissent : le «quintile» composé des plus hauts revenus a baissé de 0,8 % tandis que le troisième et le quatrième «quintile» ont augmenté de 0,3 et, respectivement, 0,4 %.
Il est vrai que le déficit budgétaire s’est creusé : de 1,2 % du PIB en 2007, il passera à 2,9 % en 2008. Mais n’est-il pas toujours inférieur au taux autorisé par les traités européens ? La hausse est due aux dépenses militaires et aux baisses d’impôts de ce printemps : plus de 150 milliards de dollars qui ont provoqué mécaniquement un déficit budgétaire. Celui-ci sera néanmoins compensé par une plus forte croissance économique (c’est d’ailleurs le cas au deuxième trimestre).
Il est vrai que l’inflation est de 5,6 % sur les derniers mois, mais la situation économique plutôt bonne dans un contexte défavorable marqué par la crise du crédit immobilier, la faillite de plusieurs banques et organismes financiers se fait sentir aussi dans les sondages sur le bien-être des Américains : une étude de la Gallup Organization du 30 août dernier montre que seulement 9 % des Américains se déclarent mécontents de leur emploi et affirment avoir peur de le perdre dans les mois qui viennent. Dans un autre sondage du Harris Interactive pas moins de 94 % des Américains sont satisfaits de la vie qu’ils mènent. Et selon les spécialistes des instituts de sondage, la baisse du prix du pétrole devrait renforcer cette vague d’optimisme.
Le deuxième atout de John McCain est l’Irak. Ardent partisan de l’intervention américaine en 2003, il fait partie aussi de ceux qui ont le plus soutenu le renforcement des troupes sur place et n’a cessé d’affirmer que les soldats devraient rester jusqu’à la victoire finale. Or la situation sur le terrain a nettement changé ces derniers mois et il y a de très fortes chances de voir l’Amérique gagner la guerre.
N’en déplaise aux opposants de cette guerre, les faits sont têtus et les statistiques sans appel : depuis juin 2007, les attaques terroristes ont baissé de 60 %, les pertes dans les rangs des civils irakiens sont en baisse de 70 % depuis juillet 2007 ainsi que les pertes militaires américaines (moins 72 % sur la même période). Les violences interethniques ont connu une chute de 90 % en une année et les attaques quotidiennes contre les forces de la coalition ont été divisées par quatre à tel point que le général Petraeus, le commandant des forces de la coalition en Irak (jusqu’à la fin août), vient de déclarer que les soldats américains pourraient quitter Bagdad dans quelques mois.
L’économie n’est pas en reste. Plus de 30 000 entreprises étrangères ont investi en Irak ces trois dernières années, l’inflation est tombée de 65 % en 2007 à moins de 5 % en juillet 2008 et le budget de l’État a doublé en trois ans atteignant 41 milliards de dollars grâce au pétrole dont la production a dépassé celle d’avant-guerre. Les Chinois ont bien compris ces changements : ils viennent d’annoncer un investissement de 3 milliards de dollars en Irak.
Une dernière bonne nouvelle en provenance d’Irak est le transfert par les Américains de la région d’al-Anbar aux mains des autorités locales. Cette région, tristement connue pour les batailles de la ville de Faloudja, est devenue l’une des plus calmes et des plus sûres du pays. Les attaques ont baissé de 90 % en douze mois. D’ailleurs, d’après le rapport réalisé en juillet par le Jane’s Information Group, l’Irak est «seulement» à la 22e place des pays à risque dans un classement où il est largement «battu» par d’autres États comme la Somalie, le Burundi ou le Nigeria.
Enfin, à force de parler de l’impopularité du président Bush, on oublie celle du Congrès. Depuis novembre 2006 lorsqu’il a basculé de justesse dans le camp démocrate, le Congrès n’a cessé d’être rejeté par les Américains. Incapable de proposer la moindre réforme intéressante, le Congrès ne jouit d’une cote de popularité que de 14 %, tandis que celle de Bush atteint quand même les 34 %. McCain aurait tort de ne pas en profiter.
John McCain, auquel le président Bush vient d’apporter un soutien appuyé et cela malgré leurs divergences dans le passé, dispose de ces atouts. Toutefois, si le candidat républicain a toujours soutenu Bush dans le dossier irakien, pour ce qui est de l’économie, il s’est opposé aux baisses d’impôts adoptées par celui-ci. Il est revenu dessus pendant sa campagne et en a même proposé d’autres s’il était élu. Il a compris qu’on ne changeait pas une recette qui marche.
Nicolas Lecaussin.
Chargé de cours dans le cadre du master de sciences politiques de l’université de Marne-la-Vallée, auteur de «Cet État qui tue la France» (Plon, 2005) et de «L’Absolutisme efficace» (Plon, 2008).
Source de l’article : Le Figaro




