Archive for septembre, 2008
Harper et la culture, la réalité des chiffres
Peu avant le déclenchement des élections, Stephen Harper a promis la suppression de treize programmes de subventions culturelles, totalisant quelques 45 millions de dollars. Parmi les groupes qui ont été touchés par ces réductions, on retrouve l’Institut national de l’image et du son (INIS), qui perd une subvention de 900,000 dollars, sur un budget totalisant quatre millions.
Ces coupures ont provoqué un certain émoi au sein de la communauté artistique et dans les partis d’opposition. Malgré tout, qu’en est-il réellement de la politique culturelle des Conservateurs ? Ont-il la volonté de s’en prendre à la création artistique, comme l’annoncent le Bloc Québécois, le NPD et les Libéraux ? Voyons donc d’un peu plus près, les décisions budgétaires prisent par le gouvernement Harper, depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2006 :
- Hausse de 30 millions de dollars du budget du Conseil des Arts du Canada
Le Conseil des Arts verse des fonds directement aux artistes, hors de toute influence partisane. En effet, ce sont des comités d’évaluation formés d’artistes, qui sont chargés de sélectionner les projets qui recevront l’aide fédérale. Cette augmentation de 30 millions, porte le budget total du Conseil des Arts à 180 millions de dollars par année.
D’ailleurs, la première phrase du communiqué du Conseil des Arts annonçant la nouvelle, ne laisse aucune place à l’ambiguïté : « Le Conseil des Arts du Canada qualifie de merveilleuse la nouvelle du gouvernement fédéral selon laquelle l’augmentation budgétaire de 30 millions de dollars, accordée pour 2007-2008 et annoncée dans le budget fédéral en mai 2006, serait maintenue. » (source : Conseil des Arts du Canada).
Est-ce que le syndicat des pleureuses du Club Soda en a fait mention ? Absolument pas ! Pourtant, en 2007, le Conseil des Arts a remis aux artistes la somme la plus importante en cinquante ans d’existence ! Pas mal pour un gouvernement qui veut la peau de la culture !
- Hausse de 133 millions de dollars du budget alloué à Radio-Canada
On le sait, les Conservateurs ne sont pas les plus grands défenseurs de la société publique Radio-Canada. Pourtant, le gouvernement Harper prévoit de verser 1.1 milliards de dollars à la SRC, soit une augmentation de 133 millions par-rapport au budget accordé par les Libéraux en 2005-2006.
Radio-Canada, par ses multiples productions de télé-séries, films, émissions… contribue grandement à la culture québécoise et au maintient de plusieurs milliers d’emplois, que cela soit pour les comédiens, techniciens, journalistes, musiciens… 12% d’augmentation pour la SRC, c’est plutôt pas mal pour un gouvernement qui souhaite plonger le Canada dans l’obscurantisme !
- Hausse de 18 millions de la subvention accordée au Centre national des arts
Le gouvernement Harper a augmenté l’aide accordée au Centre national des arts, en portant la subvention versée à 49 millions de dollars (31 millions accordés précédemment). Cette hausse permettra la mise en chantier d’un important projet de rénovation.
Malgré cette aide, le directeur artistique du théâtre français du CNÀ, Wajdi Mouawad, n’a pas hésité à accuser Harper de mépriser l’art… avec près de 60% d’augmentation à la subvention accordée au Centre national des arts, permettez-moi de dire que ce monsieur Wajdi Mouawad ne manque pas de toupet ! Rappelons, juste en passant, que cet argent vient directement de NOS poches et sert aussi à payer son salaire.
- Hausse de 20 millions en trois ans du Fonds canadien de télévision
Le Fonds canadien de télévision, qui finance de nombreux projets québécois, a vu l’aide gouvernementale passer de 100 à 120 millions de dollars en trois ans. Vingt millions de plus pour des productions qui se vendent parfois aux quatre coins du monde, c’est une attaque flagrante contre la culture !
- Investissement de 25 millions supplémentaires pour le réseau TV5
Le gouvernement conservateur à décidé d’investir 25 millions supplémentaires pour le réseau de télévision francophone TV5. Le réseau Québec-Canada de TV5 recevra 10 millions, quand aux 15 millions restant, ils iront dans le contenu québécois et canadien du réseau TV5 Monde (source : Showbizz.net).
Grâce à cette aide, les artistes et productions québécoises seront encore plus présents à l’antenne et ce, dans plusieurs dizaines de pays à travers le monde. C’est une vitrine de choix pour favoriser l’exportation de nos productions culturelles. Preuve, encore une fois, que le gouvernement Harper souhaite freiner le rayonnement de notre culture à l’étranger.
- Hausse de 9 millions du budget du Musée des Beaux-Arts du Canada
Le Musée des Beaux-Arts recevra quelques 53 millions de dollars cette année, soit une augmentation de 9 millions par-rapport au financement accordé précédemment par les Libéraux. On imagine que ces 9 millions supplémentaires sont destinés à asphyxier l’art et à maintenir les Canadiens dans l’ignorance.
Les conservateurs ont augmenté le budget consacré à la culture
Si l’on se borne à ne compter que ces augmentations, on arrive à un total substantiel de 235 millions de dollars qui sont injectés en plus, dans le milieu culturel canadien. Pour un gouvernement qui veut « tuer » la culture, comme l’annonce le NPD, avouons tout de même que c’est un joli pactole ! Et même si l’on soustrait les 45 millions de coupures, l’augmentation des subventions en faveur de la culture atteint encore 190 millions de dollars.
Est-ce que les artistes qui bénéficieront de ces aides ont remercié le gouvernement, ou même se sont réjouis de l’effort engagé ? Non ! Pour être franc, ils n’en n’ont même pas parlé un seul instant.
Comment donc ne pas voir ici une manœuvre purement partisane ? Comment donc ne pas y voir une réaction purement corporatiste ? Évidemment, les gens de l’INIS ne sont pas ravis, et je peux sincèrement les comprendre, mais est-ce que cela justifie qu’une partie de la communauté artistique, ne puisse éprouver aucune gêne à dire que Harper souhaite la mort de la culture au Canada, alors que près de 200 millions supplémentaires vont servir à favoriser leur milieu ?
Qu’un groupe de pression se forme pour que le gouvernement reconsidère sa décision, cela paraît tout à fait normal, tout comme des syndicats se mobilisent lorsque une entreprise se voit retiré des aides gouvernementales, cela fait partie du débat. Mais ici, c’est une attaque en règle, une véritable campagne haineuse reposant sur un énorme mensonge par omission : les artistes se limitant à parler des compressions budgétaires, sans jamais évoquer les aides supplémentaires engagées pour la culture.
De plus, lorsque le directeur artistique de la troupe Cavalia, Normand Latourelle, annonce que l’abolition de ces aides et une « excellente idée », je cite, et « que la majorité des programmes visés par les coupures sont désuets, difficiles d’accès, compliqués à administrer et mal adaptés à la réalité de la culture d’aujourd’hui » (source : Vigile.net via Le Devoir), on peut se demander si, effectivement, le gouvernement Harper n’a pas eu raison de vouloir modifier (et non pas supprimer) la destination des aides à la culture.
Car le débat est là. On peut en effet débattre de la manière dont seront utilisées ces aides, mais de prétendre que les subventions sont supprimées purement et simplement, relève de la mauvaise foi la plus crasse. Du combat idéologique sous sa forme la plus primaire, bref, cela devient franchement anti-démocratique.
Mensonges et partisanerie de la part de certains artistes
Quelques artistes influents agissent ici comme le ferait un parti politique. Ce n’est pas pour rien que je les qualifie de « syndicat des pleureuses du Club Soda ». Ils se rassemblent, font campagne, scandant des slogans, produisant une vidéo de propagande, agissant auprès des médias… la seule chose qu’ils ne font pas, c’est de présenter des candidats. Du coup, plusieurs d’entre-eux appellent à voter pour le Bloc, comme par hasard menacé dans ses terres depuis 2006 par… les Conservateurs. Avouez que ça adonne plutôt bien, n’est-ce pas ?
Les coupures budgétaires, du coup, sont apparues comme du pain-béni pour la gauche-souverainiste, qui s’est précipité dessus comme la misère sur le pauvre monde, faisant mousser la nouvelle qui, finalement, est une pure fabrication idéologique.
Du coup, le programme de l’opposition devient très simple : « Pour faire barrage à Harper, voter pour moi ! ». Tout un programme ! Les publicités, que cela soit du Bloc, du NPD ou du PLC, se bornent uniquement à « contrer Harper ». Le fond, le vrai débat, tout ça est passé à la trappe. Mais cela n’empêchera pas Gilles Duceppe, sans rire, de se plaindre sur le plateau de « Tout le monde en parle », des campagnes négatives des Conservateurs ! … Après tout, quitte à se foutre du monde, autant y aller carrément !
De la "supériorité morale" d'une certaine intelligentsia artistique
Pierre Duhamel, de l’Actualité, résume assez magnifiquement ce que je pense de cette campagne hargneuse d’une certaine intelligentsia bien pensante :
(…) il y a deux choses qui m’énervent dans cette salve de critiques entendues sur toutes les tribunes. D’abord, il y a cette espèce de supériorité morale dont ils se drapent quand ils se prononcent sur toutes les questions politiques, sociales, environnementales ou culturelles. Certains sont devenus des experts universels et infaillibles. Je ne leur accorde pas cette distinction.
Source : L’Actualité
Le summum aura été la dernière émission de Guy A. Lepage. Même si j’apprécie l’individu et l’émission, nous avons tout de même eu droit à deux heures d’info-pub en faveur du Bloc Québécois et du syndicat des artistes. Même si Stephen Harper se présente à l’émission un jour, ça m’étonnerait que l’on y invite que des sympathisants conservateurs et que l’on passe deux heures à critiquer l’opposition à Ottawa ! Cela ressemblera plus au guet-apens tendu à Mario Dumont, lors de la dernière campagne provinciale.
De plus, l’attitude de Gilles Duceppe atteint des sommets dans le domaine de l’hypocrisie. En effet, ce même Gilles Duceppe, qui se plaint des coupures du gouvernement fédéral dans le domaine de la culture, s’est opposé à l’aide financière du gouvernement du Canada pour les fêtes du 400e anniversaire de la ville de Québec. Faudrait savoir Gilles, tu en veux ou tu n’en veux pas de subventions ?
Parlons maintenant de la lettre ouverte d’Andrée Champagne. Andrée Champagne est sénatrice, mais elle a été aussi comédienne, elle a siégé au conseil d’administration de l’Institut québécois du cinéma et a été vice-présidente et secrétaire générale de l’Union des artistes ! Autant dire qu’elle sait de quoi elle parle…
(…) depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement de Stephen Harper a augmenté de 20 % les sommes accordées par le régime libéral aux organismes qui œuvrent dans les différents domaines culturels. Cette année, Radio-Canada a reçu 133 millions de plus que sous le gouvernement précédent; son budget est maintenant de 1,1 milliard de dollars.
(…) Parce qu’il tient à ce que l’argent des contribuables soit dépensé à bon escient, de temps à autre, un gouvernement responsable revoit ses différents programmes dans tous les ministères. Il vérifie les coûts encourus pour leur administration, s’assure de leur cohérence et, si nécessaire, prend les décisions qui s’imposent. Oui, certains programmes prendront fin le 1er avril 2009; d’autres, mieux adaptés aux besoins, verront sûrement le jour.
Évidemment, Andrée Champagne ne fait pas partie de l’intelligentsia autorisée à s’exprimer au nom de la culture. Donc, j’imagine déjà qu’on lui trouvera des défauts, comme ses opinions politiques, pour ne pas prendre en compte ce qu’elle avance. Chose, évidemment, que l’on ne fera jamais vis-à-vis des pleureuses du Club Soda… et l’on revient à la citation de Duhamel concernant la supériorité morale de certains individus par-rapport à d’autres.
"L'économie, l'Irak, le Congrès, trois atouts pour McCain"
Paru la semaine dernière dans le quotidien français « Le Figaro », cette très bonne analyse qui traduit le décalage entre ce que pensent les médias occidentaux et le sentiment profond des Étasuniens. L’économie va bien (en tout cas beaucoup mieux qu’en Europe), la situation en Irak se stabilise et le Congrès, aux mains des Démocrates, bat des records d’impopularité !
Mais ça, on n’en parlera pas dans nos médias qui seront, comme en 2004, surpris dans le cas où les Étasuniens réélisent un Républicain à la Maison Blanche. Ils nous diront « ne pas comprendre » la réaction des Étasuniens, comme en 2004 !
C’est devenu un rituel. À chaque élection américaine, les analystes et une grande partie des médias se précipitent pour nous rappeler que la mauvaise situation de l’économie jouera un rôle fondamental dans le choix des électeurs. La fameuse phrase de Bill Clinton devenue un slogan «It’s the economy, stupid !», semble pourtant avoir plus d’effet sur ces Cassandre que sur les électeurs américains. Car ceux-ci ont préféré choisir un républicain en 2000, malgré la très belle période économique des années Clinton et, en 2004, ont décidé de réélire triomphalement le président sortant en dépit de la «situation catastrophique» dans laquelle se serait trouvée une Amérique en crise économique et empêtrée en Irak.
À l’origine de cette inadéquation se trouve une profonde méconnaissance des faits. Prenons donc cette économie américaine, objet de raillerie pour la gauche française qui lui prédit, depuis plus de vingt-cinq ans, une faillite imminente. Les derniers chiffres montrent que la croissance du deuxième trimestre a été de 3,3 % et, d’après l’OCDE, sur l’année, elle pourrait dépasser les 2 % et serait la plus forte de tous les pays membres du G7. Nous sommes donc loin de la récession tant annoncée et aussi très loin de la grave crise que les démocrates invoquent pour justifier le changement politique et économique.
Entre 2001 et 2008, l’économie américaine a connu, malgré les attentats du 11 Septembre, une croissance moyenne annuelle de 2,2 %. Sous le président Bush, l’économie a connu une expansion d’environ 19 % (à titre de comparaison, celle de la France n’a augmenté que de 14 % sur la même période).
Entre 2001 et 2007, le chômage aux États-Unis s’est situé, en moyenne, à 4,7 % (un taux auquel nos politiques n’osent même pas rêver). Aujourd’hui, il est de 5,7 % de la population active (il était de 5,4 % lors de la réélection de Clinton en 1996). En 2007, plus de 3 millions d’emplois ont été créés. Dans la zone euro, le taux de chômage a été de 8,3 % en moyenne pendant les mêmes années.
Plus intéressant encore, d’après l’étude annuelle du Census Bureau (l’organisme statistique officiel américain) qui vient d’être rendue publique, le revenu médian a connu en 2007 une troisième hausse consécutive dépassant les 50 000 dollars/an. Et toujours d’après la même étude, les inégalités baissent : le «quintile» composé des plus hauts revenus a baissé de 0,8 % tandis que le troisième et le quatrième «quintile» ont augmenté de 0,3 et, respectivement, 0,4 %.
Il est vrai que le déficit budgétaire s’est creusé : de 1,2 % du PIB en 2007, il passera à 2,9 % en 2008. Mais n’est-il pas toujours inférieur au taux autorisé par les traités européens ? La hausse est due aux dépenses militaires et aux baisses d’impôts de ce printemps : plus de 150 milliards de dollars qui ont provoqué mécaniquement un déficit budgétaire. Celui-ci sera néanmoins compensé par une plus forte croissance économique (c’est d’ailleurs le cas au deuxième trimestre).
Il est vrai que l’inflation est de 5,6 % sur les derniers mois, mais la situation économique plutôt bonne dans un contexte défavorable marqué par la crise du crédit immobilier, la faillite de plusieurs banques et organismes financiers se fait sentir aussi dans les sondages sur le bien-être des Américains : une étude de la Gallup Organization du 30 août dernier montre que seulement 9 % des Américains se déclarent mécontents de leur emploi et affirment avoir peur de le perdre dans les mois qui viennent. Dans un autre sondage du Harris Interactive pas moins de 94 % des Américains sont satisfaits de la vie qu’ils mènent. Et selon les spécialistes des instituts de sondage, la baisse du prix du pétrole devrait renforcer cette vague d’optimisme.
Le deuxième atout de John McCain est l’Irak. Ardent partisan de l’intervention américaine en 2003, il fait partie aussi de ceux qui ont le plus soutenu le renforcement des troupes sur place et n’a cessé d’affirmer que les soldats devraient rester jusqu’à la victoire finale. Or la situation sur le terrain a nettement changé ces derniers mois et il y a de très fortes chances de voir l’Amérique gagner la guerre.
N’en déplaise aux opposants de cette guerre, les faits sont têtus et les statistiques sans appel : depuis juin 2007, les attaques terroristes ont baissé de 60 %, les pertes dans les rangs des civils irakiens sont en baisse de 70 % depuis juillet 2007 ainsi que les pertes militaires américaines (moins 72 % sur la même période). Les violences interethniques ont connu une chute de 90 % en une année et les attaques quotidiennes contre les forces de la coalition ont été divisées par quatre à tel point que le général Petraeus, le commandant des forces de la coalition en Irak (jusqu’à la fin août), vient de déclarer que les soldats américains pourraient quitter Bagdad dans quelques mois.
L’économie n’est pas en reste. Plus de 30 000 entreprises étrangères ont investi en Irak ces trois dernières années, l’inflation est tombée de 65 % en 2007 à moins de 5 % en juillet 2008 et le budget de l’État a doublé en trois ans atteignant 41 milliards de dollars grâce au pétrole dont la production a dépassé celle d’avant-guerre. Les Chinois ont bien compris ces changements : ils viennent d’annoncer un investissement de 3 milliards de dollars en Irak.
Une dernière bonne nouvelle en provenance d’Irak est le transfert par les Américains de la région d’al-Anbar aux mains des autorités locales. Cette région, tristement connue pour les batailles de la ville de Faloudja, est devenue l’une des plus calmes et des plus sûres du pays. Les attaques ont baissé de 90 % en douze mois. D’ailleurs, d’après le rapport réalisé en juillet par le Jane’s Information Group, l’Irak est «seulement» à la 22e place des pays à risque dans un classement où il est largement «battu» par d’autres États comme la Somalie, le Burundi ou le Nigeria.
Enfin, à force de parler de l’impopularité du président Bush, on oublie celle du Congrès. Depuis novembre 2006 lorsqu’il a basculé de justesse dans le camp démocrate, le Congrès n’a cessé d’être rejeté par les Américains. Incapable de proposer la moindre réforme intéressante, le Congrès ne jouit d’une cote de popularité que de 14 %, tandis que celle de Bush atteint quand même les 34 %. McCain aurait tort de ne pas en profiter.
John McCain, auquel le président Bush vient d’apporter un soutien appuyé et cela malgré leurs divergences dans le passé, dispose de ces atouts. Toutefois, si le candidat républicain a toujours soutenu Bush dans le dossier irakien, pour ce qui est de l’économie, il s’est opposé aux baisses d’impôts adoptées par celui-ci. Il est revenu dessus pendant sa campagne et en a même proposé d’autres s’il était élu. Il a compris qu’on ne changeait pas une recette qui marche.
Nicolas Lecaussin.
Chargé de cours dans le cadre du master de sciences politiques de l’université de Marne-la-Vallée, auteur de «Cet État qui tue la France» (Plon, 2005) et de «L’Absolutisme efficace» (Plon, 2008).
Source de l’article : Le Figaro
Justin Trudeau : la preuve que le ridicule ne tue plus
Je n’ai pas encore eu l’occasion d’évoquer la campagne électorale canadienne. Faut dire qu’elle est sans grand intérêt, vu le niveau du débat et de nos leaders. Stéphane Dion, l’homme qui a autant de charisme qu’un têtard. Gilles Duceppe, le roi de l’indécision et des allers-retours Ottawa-Québec. Jack Layton, l’homme au sourire de vendeurs de chars. Et Stephen Harper, aussi effacé que froid.
Heureusement, le rejeton Trudeau est là pour nous faire rire à nous donner des crampes dans le ventre ! Justin Trudeau, l’un des fils de l’ancien premier ministre Pierre-Eliott Trudeau, n’en finit pas de provoquer l’hilarité ! Déjà, au début de l’été, le tit Justin avait démontré son sens des priorités, en annonçant que les extra-terrestres seraient les bienvenus au Canada et que leur existence serait garantie par la fameuse « Charter of rights and freedom ».
Ben tiens ! Y’en a qui parlent de l’économie, des services de santé, de l’éducation… pis y’en a d’autres qui nous parlent d’E.T. !
Mais là, Justin Trudeau franchit une nouvelle étape dans le pathétisme. Sur son site de campagne (et oui, il se présente !), une vidéo de présentation le met en scène. Jusque-là, pas grand chose à dire… Le problème, c’est qu’en l’écoutant, on découvre que Justin Trudeau nous sert une soupe linguistique totalement grotesque. Mélangeant ainsi le français et l’anglais dans une même phrase, le simplet de Papineau, tente de nous imposer sa pauvre et pathétique vision du bilinguisme « à la canadian« .
Je vous préviens, j’ai rarement vu quelque chose d’aussi débile :
Source du chef d’œuvre : Justin.ca
On en tient un bon. Un vrai champion du monde notre Justin ! Faudrait pas le lâcher, un gars de même, pourrait à lui seul garantir de la job à des dizaines d’humoristes, durant toute une décennie ! Et d’ailleurs, le groupe « Prenez garde aux chiens » en a profité pour en faire une parodie… presque aussi drôle que l’originale !
Source de la parodie : Prenez garde aux chiens
Obama et l'Irak : dire tout et son contraire
J’avais déjà eu l’occasion, de souligner les contradictions de Barack Obama, concernant l’engagement étasunien en Irak. Autant lors de ses discours cela semble clair, il n’en reste pas moins que le candidat démocrate éprouve beaucoup de difficultés à maintenir sa position, dès qu’il ne se trouve plus sur une scène devant ses partisans.
Je vous laisse juger…
Peut-être que d’ici les élections, Barack Obama trouvera un terrain d’entente avec lui-même concernant l’Irak…




