Archive for avril, 2007
Bayrou : le mythe du changement
La politique française est imprévisible. Alors qu’en 2002, la gauche plus désunie que jamais, avait contribué à porter Jean-Marie Le Pen au second tour, cette année, alors qu’un duel « traditionnel » droite/gauche s’imposait dans les sondages et… dans les résultats du premier tour, voilà que le candidat centriste François Bayrou, fait parler de lui comme jamais !
D’habitude, depuis que l’élection du président de la république française se fait au suffrage universel direct, le candidat arrivé troisième, donne (ou non), ses consignes de vote pour le second tour et s’éclipse afin de laisser le champ libre aux débats entre les deux finalistes.
Mais ici, François Bayrou joue les prolongations. Il souhaite un débat avec Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal entre les deux tours. Seule, la candidate socialiste acceptera le dialogue public. C’est un peu ridicule.

Les Français, le 6 mai, auront à choisir entre deux candidats, pas trois, ni quatre. Juste deux ! Le 6 mai, les Français devront choisir entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal… Pas entre Ségolène Royal et François Bayrou. Le candidat UDF joue au figurant qui tenterait de prendre le premier rôle, alors qu’il n’a pas été retenu par le casting le 22 avril !
Ses idées, François Bayrou a eu largement le temps d’en parler, de les présenter aux Français durant au moins six mois (les campagnes électorales en France sont très longues). Alors que vient-il faire ici, alors que les Français ne voulaient pas de lui au second tour ? À ce moment-là, pourquoi ne pas faire des débats avec le quatrième (Jean-Marie Le Pen), le cinquième (Olivier Besancenot) ?… Pourquoi pas ? Si un exclu du second tour peut débattre avec des finalistes, pourquoi lui et pas les autres ?
Rendus là, pourquoi donc y a t-il un premier tour à cette élection ?
Et là, je m’amuse. Je m’amuse de voir, de loin, François Bayrou s’inventer une virginité politique. Je m’amuse de lire les déclarations du candidat centriste, nous dire qu’il est l’homme du changement !
Tu parles de changement ! Depuis 1979, François Bayrou côtoie le pouvoir. Tout d’abord au ministère de l’agriculture, aux côtés de Pierre Méhaignerie, puis durant quatre ans au ministère de l’Éducation nationale, entre 1993 et 1997.
Je me souviendrais de l’arrivée de François Bayrou à l’éducation. Lui et ses belles promesses de changement. Son discours enflammé, parlant de réformes, d’éducation du XXIe siècle ! … Mais en quatre ans, le ministre Bayrou n’a rien fait ! Rien ! … Ah ! Je suis ingrat. Oui, il a fait une chose : mettre en place un numéro vert (l’équivalent de nos numéros 1-800), pour les profs battus. En quatre ans !
François Bayrou, à l’éducation nationale, et comme j’en parlais dans un billet précédent, était incapable de s’imposer et de prendre des décisions. Il faisait de l’œil à la gauche étudiante (UNEF), sans vouloir s’aliéner la droite universitaire (UNI). En quelques mois, envolés les beaux discours, les belles promesses… Bayrou était redevenu l’homme du système, ce même système qu’il pourfend si violemment depuis quelques mois. Quelle ironie !
Aujourd’hui, François Bayrou aimerait donc nous faire croire que ce qu’il n’a pas réussit dans un seul ministère (certes, pas le plus facile à gérer), il serait capable de le faire à grandeur du pays et des institutions ? Comme on dit au Québec : « Retourne donc faire tes devoirs, et on verra si tu es capable après ».
Et là, François Bayrou déraille. Depuis le premier tour, et son score relativement élevé (18.6%), le candidat centriste joue donc les prolongations et tente de s’approprier une partie du débat.
Sans le dire franchement, François Bayrou entre-ouvre la porte à la candidate socialiste, sans trop que cela paraisse, tout en égratignant le candidat de l’union de la droite, Nicolas Sarkozy… sans trop s’acharner dessus.
La chimère du grand parti centriste
Gonflé comme un ballon de baudruche par son score du premier tour (même s’il était bien distancé par les deux finalistes), il se prend à rêver. Bayrou n’a plus les pieds sur terre… déjà, il parle d’un grand Parti Démocrate, sans doute à l’image de celui que l’on connaît aux États-Unis. Il imagine ses « presque » 20% d’électeurs le rejoindre dans cette formation, créant un « grand centre », jouant les contrepoids aux deux grandes formations politiques françaises.
Mais François Bayrou semble bien mal connaître son électorat. Et ça, c’est quelque chose d’assez frappant lorsque l’on lit ses déclarations. François Bayrou à l’air de s’imaginer que son électorat est cohérent. Un bon électorat centriste, comme aux grandes heures de l’UDF et de Valéry Giscard d’Estaing, ou encore du MRP et de Jean Lecanuet.
François Bayrou oublie que son électorat est bien différent. Il oublie qu’entre 2002 avec ses 7% obtenus et 2007 avec 18.6%, il y a une différence de taille : il ne contrôle pas son électorat ! Et il doit s’en rendre un peu compte, car tout en faisant des appels du pied à Ségolène Royal, il se garde bien d’appeler ouvertement à voter pour elle au second tour.
Mais c’est Matignon qu’il veut… et il le veut depuis déjà bien longtemps. Déjà en 2002, il en avait voulu à mort à Jacques Chirac de ne pas l’avoir nommé premier ministre. Même en 1995, en ralliant Édouard Balladur, il espérait damer le pion de Nicolas Sarkozy afin d’être le nouveau locataire de l’hôtel Matignon… en vain.
Il sait bien aujourd’hui, qu’il a plus de chances de réaliser son rêve depuis que Ségolène Royal lui fait du charme, qu’avec Nicolas Sarkozy qui n’apprécie pas vraiment la multitude de retournements de veste du candidat Bayrou.
Un électorat plutôt centre-droit que centre-gauche
Et l’on reparle de son électorat. Un électorat centriste de l’UDF, beaucoup plus au centre-droit que son chef. Un électorat qui, traditionnellement, vote majoritairement pour le candidat de droite au second tour. Même parmi les députés UDF, la grogne se fait entendre. De nombreux députés UDF ont fait savoir qu’ils n’accepteraient jamais que leur chef apporte son soutien aux socialistes. D’ailleurs, pourquoi soutiendraient-ils le parti socialiste le plus à gauche en Europe ? Cela va à l’encontre de bien des valeurs centristes.
Déjà, 23 parlementaires UDF (dont 19 députés), ont apportés leur soutien à Nicolas Sarkozy. Même Charles de Courson, pourtant un soutien inconditionnel de François Bayrou, s’est affiché aux côtés de Nicolas Sarkozy en visite dans son département. Pire encore, le fondateur de l’UDF, l’ancien président de la république Valéry Giscard d’Estaing, soutien Nicolas Sarkozy et le reçoit même chez lui, à Chanonat. Un coup dur pour l’actuel président de l’UDF.

Et Bayrou doit aussi se gratter la tête en lisant les sondages : 51% de ses électeurs font plus confiance à Nicolas Sarkozy pour réformer le pays (24% pour Ségolène Royal). 42% des électeurs UDF pensent que Nicolas Sarkozy ferait un bon président de la république (20% pour Ségolène Royal).
Que va donc t-il apporter à Ségolène Royal ? 4 ou 5% ? Alors que Nicolas Sarkozy devrait disposer aux alentours de 10 points supplémentaires, apportés par les centristes ? C’est sur cette base que François Bayrou souhaite créer un grand parti centriste ?
Un bon score durant une élection, n’a jamais été un gage de pérennité. Parlez-en à Philippe de Villiers, arrivé troisième aux élections européennes de 1994 avec plus de 12% des voix ! On peut aussi parler de Jean-Marie Le Pen qui, en 2002, a obtenu près de 17% des voix aux élections présidentielles.
Faire un « bon coup » n’est pas très compliqué lorsque l’on sait vendre sa salade, lorsque l’on répond à une certaine attente de l’électorat. Par contre, il est plus difficile de maintenir le cap, alors que François Bayrou a toujours agit en girouette. Son « Parti Démocrate » risque bien d’être une autre coquille vide centriste, une fois qu’il aura perdu une partie de ses députés et de son électorat au profit de Nicolas Sarkozy.
Kyoto : objectifs irréalistes
Pour faire suite à mon précédent billet, voici un reportage de Radio Canada, passé inaperçu durant le mois de février 2007, évoquant les cibles de Kyoto. C’est assez explicite et montre bien qu’en étant raisonnable, le Canada a beaucoup plus intérêt à faire des efforts sans forcément atteindre les objectifs, que de vouloir suivre, coûte que coûte, des cibles totalement inacceptables.
Canada Cibles De Kyoto Inatteingnables
envoyé par mediawatchqc
Kyoto : l'hypocrisie libérale !
Cette semaine, le gouvernement conservateur de Stephen Harper a déposé son fameux « Plan Vert », destiné à remettre le Canada sur les rails de la réduction des gaz à effet de serre.
Pourquoi le Canada avait-il besoin de se remettre sur les rails ? Tout simplement parce que depuis 1998, date de la signature du protocole de Kyoto, rien n’avait été fait.
C’est dans des moments comme ceux-là que l’on sent toute la grossière hypocrisie de l’opposition, et surtout du Parti Libéral du Canada sous l’influence de son chef, Stéphane Dion.

À écouter Stéphane Dion, c’est lui le plus « vert » de tous. S’il était au pouvoir, le plan vert serait beaucoup plus agressif et satisferait les exigences de Kyoto… Ben voyons ! Il « oublie » juste de nous dire que lui et ses petits amis étaient DÉJÀ au pouvoir, durant dix ans, et n’ont rien fait. Au contraire, Stéphane Dion et ses amis libéraux ont laissé les émissions de gaz à effet de serre augmenter de 35% par rapport à 1990 !
Il y a deux constats que l’on retrouve chez les personnes objectives et réellement indépendantes :
Tout d’abord, force est de constater, qu’on le veuille ou non, qu’avec ce premier cadre réglementaire que le Canada a connu depuis Kyoto, les conservateurs ont fait plus d’efforts en un an, que les libéraux n’en ont fait en dix !
Ensuite, si le plan des conservateurs est aussi terrible que ça. Si, vraiment, le Canada peut faire mieux après dix ans d’inaction totale, alors, l’opposition a toute la latitude de déposer une motion de défiance et de renverser le gouvernement pour faire appliquer leur plan vert.
Pas d’excuses, ils ont largement la majorité pour le renverser… alors on va voir si leur discours est vraiment sincère, ou s’il s’agit juste de belle bullshit.
Car on ne peut pas reprocher aux conservateurs de ne pas être honnêtes et francs. Tout ce qu’ils font jusqu’à présent, ils l’avaient annoncé durant la campagne électorale… et inversement, toutes les promesses électorales sont ou ont été appliquées depuis leur élection.
Évidemment, cela aurait été assez simple pour les conservateurs de dire qu’ils suivraient le protocole de Kyoto, et de ne rien faire, tout comme Stéphane Dion et les libéraux. Plutôt que de mentir, ils ont préféré dire les choses franchement : le Canada, depuis la signature de Kyoto, a pris du retard. Il est impossible de suivre maintenant les exigences de Kyoto sans mettre à mal l’économie canadienne. Sans aller dans les chiffres apocalyptiques, comme ceux présentés la semaine dernière, il est clair qu’une politique plus agressive, afin de suivre Kyoto à la lettre serait une catastrophe pour notre économie.
Bref, les conservateurs ont déposé un projet qui est un compromis entre les enjeux environnementaux et l’économie.
John Baird, ministre de l’environnement, a eu ce mot qui résume tout : « Il ne faut pas remplacer dix années de mauvaises politiques environnementales par dix années de mauvaises politiques économiques. »
Et il a raison.
Le brunch du premier tour
Nous étions une quinzaine de blogueurs, rassemblés au Café Meliès à Montréal, pour observer et commenter les résultats du premier tour des élections présidentielles françaises.
Loin de l’animation purement partisane, les organisateurs de l’événement, Laurent et Philippe, avaient fait le pari de faire de ce rassemblement, un petit laboratoire d’observation de la « cyber-campagne » présidentielles.
Aux alentours de 12h (18h heure française), nous pouvions déjà avoir les premières estimations glanées ça et là, principalement sur les sites de la presse Suisse et Belge.
À peine passé 12h30, les sondages allaient tous dans le même sens : Sarkozy et Royal étaient en tête.
Voici un petit montage que j’ai réalisé en vitesse (je crois que quelques-uns seront surpris de ma rapidité), où vous pourrez voir quelques-uns des blogueurs présents.
La vidéo du rassemblement des blogueurs montréalais
Durée : 10’32 – 45 Mo
Merci donc aux organisateurs et aux blogueurs qui se sont déplacés, dont voici les adresses (il m’en manque, n’hésitez pas à m’écrire pour que je puisse mettre cette liste à jour !) :
Philippe de N’ayez pas peur
Laurent de Ze Canada
Isabelle et Christophe de Montréal à moi
Franck, représentant du Scrogn Blog
Ian de Maudit Français
Véronique de Sur les chemins du Québec
Christian de Ami Calmant
Tandis qu’un journaliste du quotidien « The Gazette » nous accompagnait durant toute la journée et qu’une équipe de CTV a été dépêchée (le terme est choisit), pour recueillir des commentaires, les réseaux francophones d’information brillaient par leur absence ! Un comble !
Suite le 6 mai, où les blogueurs intéressés par cette élections sont conviés à nous rejoindre au même endroit ! N’ayez pas peur (sic !), ceci est une rencontre informelle et sans prétention.
Adieu Boris !
Boris Eltsine est mort aujourd’hui à l’âge de 76 ans. J’avoue que ça me fait un coup… Car même s’il n’a pas été le chef d’état russe le plus étincelant, il marqua l’histoire de la nouvelle Russie, quoiqu’on en dise.
Mettons de côté les pitreries journalistiques qui préféraient mettre de l’avant son goût prononcé pour l’alcool et ses écarts de conduite, plutôt que ce qu’il a apporté au peuple russe.
Boris Eltsine fût un chef d’état de transition. Le premier président de l’après Union Soviétique. Celui qui entreprit de gigantesques réformes constitutionnelles, qui posa les bases de l’économie de marché… des réformes colossales dans un pays qui s’est toujours réformé très lentement, et surtout, toujours aux prises avec un certain conservatisme.

Mais plus que toutes ces réformes, je retiendrais surtout un fait de l’histoire politique de Boris Eltsine : le courage dont il a fait preuve, en août 1991, pour s’opposer à la tentative de coup d’état de l’Armée Rouge.
Remise en contexte.
Le mur de Berlin s’est brisé moins de deux ans auparavant, mais le communisme est encore bien présent en Europe. Le bloc soviétique est en équilibre sur le fil du rasoir : cela peut encore pencher d’un bord, comme de l’autre.
En France (j’y vivais à l’époque), la menace soviétique qui était à 500 km des frontières françaises, n’était pas encore chose du passé. Je me souviens de cette époque où l’on pouvait lire parfois que l’Armée Rouge se trouvait à trois jours de la France… sans compter les milliers de missiles balistiques (les fameux SS-20), qui étaient, entre-autres, pointés dans notre direction.
Oui, Gorbatchev avait entamé des réformes, mais elles étaient très timides et surtout, faisait monter le mécontentement des communistes. On sentait la grogne, le malaise, la frustration. Les nostalgiques du grand empire soviétique ne voulaient pas laisser tomber le morceau aussi facilement.
Je me souviendrai toujours de cette nouvelle diffusée à la radio, dans la voiture de ma mère, ce jour de août 1991 : l’Armée Rouge tente de prendre le pouvoir à Moscou !… Nous étions interloqués, voire même terrifiés sur le coup.
Toutes ses années depuis la chute du mur nous avait fait oublier la menace soviétique… et voilà que cela semble repartir de plus belle !
Les analystes et les spécialistes en géopolitique se succèdent dans les médias. Ils sont dubitatifs et aucun n’apporte de véritables réponses. L’Europe a t-elle à craindre d’un retour des communistes ? Et si un malade prenait le pouvoir pour déclencher la troisième guerre mondiale ?
Cela durera plusieurs jours, je ne me souviens plus combien exactement. Quelques jours où le monde reteint sa respiration… Puis, voici un député du parlement, un inconnu pour les occidentaux, un certain Boris Eltsine s’amène avec quelques-uns de ses partisans pour s’opposer au coup d’état et défendre le bâtiment parlementaire.
S’amorce un duel et des tractations à n’en plus finir. La foule se masse, Eltsine n’hésite pas à monter sur un blindé des putschistes pour prononcer un discours enflammé. Grâce à lui, le peuple moscovite se mobilisa pour montrer que le peuple Russe ne souhaitait pas un retour en arrière.
Le pari est gagné. Les blindés se replient. Eltsine est devenu le héros du peuple, alors que l’apparatchik Gorbatchev restait impuissant.
D’ailleurs, cela provoquera la chute définitive du communisme russe. Gorbatchev fût pousser vers la sortie… et des élections libres eurent lieues.
Nous n’aurons jamais la certitude, mais peut-être que ce jour-là, Boris Eltsine a sauvé le monde, tel que nous le connaissons.
Un caillou dans la mare de Ségolène
Un deuxième tour des présidentielles framnçaises qui s’annonce passionnant. François Hollande, premier secrétaire du Parti Socialiste, et accessoirement conjoint de Ségolène Royal, refuse de négocier quoique ce soit (sous-entendu avec François Bayrou).

Peut-être devra t-il changer son discours, parce que déjà l’on annonce des ralliements socialistes en faveur de Nicolas Sarkozy ! Et oui !
Eric Besson, ex-secrétaire national PS à l’Economie, parti en claquant la porte avant d’écrire un brûlot contre la candidate socialiste. Dans un communiqué, le député de la Drôme écrit : « Nicolas Sarkozy vient de lancer un appel au rassemblement pour une ‘République fraternelle. Après m’être entretenu longuement de questions de fond samedi 21 avril avec lui, j’ai décidé de le rejoindre et de m’engager en sa faveur. Des deux candidats en lice, il me paraît le mieux préparé, le plus qualifié et le plus cohérent »
D’après le camp de Nicolas Sarkozy, il pourrait avoir d’autres ralliements…
Premiers sondages pour le second tour
L’agence de sondages Ipsos prévoit une victoire de Nicolas Sarkozy (54%), face à Ségolène Royal (46%).
Selon cette enquête, les voix centristes se partageraient à peu près équitablement entre les deux candidats, Nicolas Sarkozy récupérant en revanche 75% des voix FN. Une autre enquête, émanant cette fois de l’institut BVA, donne un score plus serré : Nicolas Sarkozy l’emporterait par 52% contre 48% pour Ségolène Royal.
Pour ce qui est des voix centristes de François Bayrou, je partage cette analyse. Une bonne partie de son électorat étant constitué, historiquement et structurellement par des démocrates-chétiens (anciens CDS), qui se sont toujours portés vers le candidat de droite au second tour. Reste les nouveaux électeurs de Bayrou qui, sans doute, sont des déçus de la gauche. Mais est-ce que Ségolène Royal saura les reconquérir ? Là est la question.
Déferlante présidentielle
Aujourd’hui, entre 00h et 18h (heure de Montréal), vous avez été plus de 2,500 visiteurs à passer sur mon blog !
Évidemment, l’actualité française n’y est pas étrangère… Je vous livrerai d’ailleurs une analyse très prochainement.
Merci donc à vous tous et, n’hésitez pas à me laisser vos commentaires !
31.21% de participation à 12h (heure française)
(Reuters-Le Figaro) – A 12 heures, le taux de participation au premier tour de l’élection présidentielle était supérieur de 10 points à celui de 2002.

Jacques Chirac a voté… la première fois depuis 1981 qu’aucun bulletin ne portait son nom.
Le taux de participation au premier tour de l’élection présidentielle s’établissait à 31,21% à 12 heures, soit le chiffre le plus important depuis l’élection présidentielle de 1981 et dix points de plus qu’en 2002, rapporte le ministère de l’Intérieur.
Ce chiffre de participation à la mi-journée au premier tour de la présidentielle avait baissé depuis 26 ans, passant de 25,9% (1981) à 27,1% (1988) puis 23% (1995) et 21,4% en 2002.
Un nombre record de 44,5 millions d’électeurs est appelé aux urnes, dont 3,3 millions d’inscrits supplémentaires par rapport à 2002.

