14
déc

Journalistes : à Copenhague, posez les bonnes questions !

Bien des blogueurs, quelques journalistes et certains scientifiques, se demandent bien d’où vient cette idée grotesque qu’il existe un « consensus » sur les causes du réchauffement planétaire. Au sein même du GIEC, et même si cela a été totalement effacé du rapport final, il existe un débat parfois même assez violent dans les propos.

Mais qu’importe ! Durant des années et des années, cela n’a jamais empêché les médias, Steven Guilbeault et d’autres prêcheurs, de parler, sans rire, de « consensus scientifique »… Comment donc, à partir de là, remettre en cause notre responsabilité ? Le commun des mortels, n’ayant pas accès aux véritables données (certains scientifiques non plus d’ailleurs), il était difficilement possible d’émettre ne serait-ce que des doutes.

Malgré tout, comme toute structure autoritariste qui consiste à ne présenter qu’UNE opinion, qu’UNE « vérité » officielle, cela finit toujours par s’effriter et, finalement, s’effondrer. Le professeur Phil Jones, mais aussi le professeur Mike Mann ont bien tout fait pour museler l’opposition scientifique, en faisant pression pour qu’elle ne puisse pas avoir de tribune dans les revues de science.

Le CRU s’est transformé en police-politique, comme durant les heures les plus sombres de la Russie soviétique : aucune donnée brute communiquée pour vérification, pression sur les médias, propos insultants envers les scientifiques « déviants », calomnies, diffamation… s’ils étaient vraiment certains de leurs chiffres comme ils aiment le dire, comment se fait-il qu’ils puissent avoir recours à des méthodes aussi scandaleuses ?

Autre preuve indécente du refus de se remettre en question, de la confiscation du débat et de la critique, voici une vidéo prise lors de la conférence de Copenhague. Le journaliste Phelim McAleer lors d’un point de presse, pose au professeur Stephen Schneider, de l’université de Standford, une question embrassante concernant le ClimateGate (McAleer est un sceptique, c’est vrai, mais est-ce qu’il faut avoir les mêmes opinions que son interlocuteur pour pouvoir lui poser des questions ?). Je vous laisse voir la suite…

Manu militari, Phelim McAleer sera expulsé de la salle de presse…

Que l’on soit d’accord ou pas avec McAleer, est-ce une façon de traiter les médias ? D’où mon point : méfiez-vous les journalistes, posez uniquement des questions qui vont dans le sens du GIEC lors de la conférence de Copenhague. Dans le cas contraire, vous serez bannis par la sécurité du Polit-buro de l’ONU. Normal que l’on puisse parler de « consensus » lorsque les opinions divergentes sont  muselées !

14
déc

Jacques Brassard commente le ClimateGate

Bien que censuré par Gesca, Jacques Brassard n’en demeure pas moins actif dans les médias et sur son blogue. Ainsi, même s’il n’a plus de tribune dans « Le Quotidien » du Saguenay, Jacques Brassard nous a fait le plaisir d’intervenir sur le ClimateGate lors de l’émission de Denis Lévesque à l’antenne de LCN.
13
déc

Serge Galam : les scientifiques ont perdu le Nord

Serge Galam, tout comme Vincent Coutillot, est un scientifique français réputé. Il est physicien, directeur de recherche au CNRS et membre du Centre de Recherche en Espitémologie Appliquée (CREA) à l’Ecole Polytechnique. Il est également l’auteur du livre « Les scientifiques ont perdu le Nord » (paru chez Plon, en 2008).

Voici un entretient qu’a accordé Serge Galam, au site d’informations en ligne « Rue89″ très orienté à gauche (je dis cela puisqu’il semblerait que les sites de droite ne devrait pas être mentionnés, car obligatoirement subjectifs !)… enfin passons…

M. Galam donc, explique très clairement pourquoi il n’est absolument pas prouvé que les causes du réchauffement climatique soient d’origine humaine :

« L’effet de serre est bien plus compliqué qu’on ne le dit. Bien sûr que le CO2 y contribue, mais on ne parle quasiment jamais du méthane, de la vapeur d’eau, qui y contribuent encore plus, et surtout on ignore les effets inattendus que pourraient avoir d’autres données sur le climat. »

L’article original paru sur le site « Rue89″ : « On ne peut pas prévoir comment va évoluer le climat »

12
déc

Des scientifiques aux mauvaises manières

Une cabale corrompue d’alarmistes du réchauffement climatique exposée par une fuite massive de documents

Lentement et quasiment à l’insu des médias de masse, le ballon du réchauffement climatique est en train de se dégonfler. La température mondiale a cessé d’augmenter depuis quelques années (NDLR : depuis 1998), à la grande consternation des militants du climat. La conférence de Copenhague à venir de l’ONU – qui était censée donner un accord contraignant de réduction des gaz à effet de serre pour remplacer le Protocole de Kyoto en faillite – s’est effondrée des semaines à l’avance et reste en réanimation, suspendue à l’intervention magique d’Obama. La bourse du carbone [Cap and trade] est restée bloquée à Capitol Hill. Les récents sondages de Gallup, Pew, Rasmussen, ABC / Washington Post et d’autres constatent tous un déclin dramatique dans la croyance du public au réchauffement anthropique. Les militants du climat continuent d’insister que c’est un problème de «communication» mais après le coup double Prix Nobel / Academy Award d’Al Gore, des millions de dollars de publicité payante et le catastrophisme incessant par les antennes médiatico-politiques, cette excuse est absurde. Maintenant la campagne du climat a atteint son moment de l’empereur-est-nu.

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À la mi-Novembre, une importante cache d’e-mails et de documents techniques du Climate Research Unit (CRU) [ndt l'intitulé exact est Climatic Research Unit] de l’Université d’East Anglia en Grande-Bretagne a été diffusée sur nombre de serveurs de fichiers sur Internet – oeuvre d’un hacker ou d’une fuite par un informateur à l’intérieur du CRU. Les e-mails – plus de 1,000 d’entre eux – font apparaître une petite coterie de scientifiques impliquée, selon les termes de Michael Schrage du MIT, dans « de la malveillance, de la malfaisance et des manœuvres machiavéliques ». Dans une tournure ironique des événements, l’un des correspondants fréquents de cette chaîne d’emails (Jonathan Overpeck, chercheur à Université de l’Arizona) a averti à plusieurs de ses collègues en Septembre, « s’il vous plaît, écrivez tous les e-mails comme s’ils étaient rendus publics. » Pas étonnant. Il s’agit du Climategate. Comme dans l’hystérie des documents fabriqués par Dan Rather en 2004 au sujet de la conscription de George W Bush aux seins de la Garde nationale, les blogueurs se sont rués sur les preuves matérielles en mettant en lumière la mauvaise foi, la mauvaise science, et peut-être même des comportements criminels (suppression de documents soumis à la loi sur la liberté de l’information britannique [FOIA] et sans doute de l’évasion fiscale) d’un petit groupe de scientifiques du climat très influents. Comme avec le Rathergate, des militants purs et durs du climat ont recours à l’argument de défense « faux mais juste » : ce que ces scientifiques ont fait pourrait être contraire à l’éthique ou profondément biaisé, disent-ils, mais le débat scientifique est terminé, passez à autre chose, il n’y a rien à voir.

Il y a des exceptions notable comme Georges Monbiot, qui par le passé s’est impliqué dans le catastrophisme climatique le plus extrême : « Il est inutile de prétendre que ce n’est pas une défaite majeure », écrit Monbiot dans une colonne du 23 Novembre. « Les e-mails piratés du CRU de l’Université d’East Anglia pourraient difficilement être plus dommageables…. Je suis consterné et profondément ébranlé…. J’avais fait trop confiance à certains de ceux qui ont fourni les preuves de ce que je défends. J’aurais été un meilleur journaliste si j’avais regardé leurs affirmations de plus près. » Monbiot s’est joint à un certain nombre d’éminents spécialistes du climat pour exiger que les personnalités du CRU démissionnent de leurs postes et soient exclus de futures recherches climatiques. Le directeur du CRU, Phil Jones, a annoncé la semaine dernière qu’il démissionne temporairement, le temps de l’enquête.

Aussi tentant que ce soit de se livrer à une diversion sur le labeur hautement méritant d’un gang qui s’est livré à d’interminables calomnies contre les scientifiques dissidents (James Hansen de la NASA, par exemple, qualifie Richard Lindzen du MIT de scientifique de l’industrie du tabac, et Al Gore et une multitutde d’autres assimilent les sceptiques à des «négationnistes»), le sens des documents du CRU ne devrait pas être mal interprété. Les courriels ne révèlent pas en eux-mêmes que les scénarios catastrophiques du changement climatique seraient un canular ou sans aucun fondement. Ce qu’ils révèlent est quelque chose de problématique pour la communauté scientifique dans son ensemble, à savoir, la tendance des scientifiques à franchir la ligne séparant les chercheurs désintéressés en quête de vérité d’activistes avec une conclusion préconçue sur la question.

Dans la langue de bois de l’année, Phil Jones du CRU, l’une des principales figures de la controverse, a admis que les e-mails « ne sont pas convenables ». Jones est l’auteur de la majorité des e-mails, celui qui a dit à des collègues en 1999 qu’il avait utilisé « l’astuce de Mike [Mann] dans Nature [le journal] » pour « cacher la baisse » qui apparaît après 1960 à son dépit dans une série de température. Mais il insiste que l’ensemble du contexte du travail du CRU montre que cela a été une simple figure de style maladroite. La lecture de l’ensemble des emails, toutefois, ne confirme pas une telle explication; bien au contraire, des dizaines d’autres messages, bien que moins flagrants que « cacher la baisse », exposent de manière scandaleuse un manque de professionnalisme. Cela concerne des tentatives de truquer et de manipuler le processus d’examen par les pairs qui est critique dans l’approbation des manuscrits soumis pour publication dans des revues scientifiques.

Les données qui auraient dû être disponibles pour inspection par d’autres scientifiques et critiques indépendants n’ont été divulguées qu’à contrecœur, voire pas du tout. Peut-être plus important encore, les archives d’emails révèlent également que, même au coeur de ce petit cercle de spécialistes du climat – le reste du temps alliés dans l’objectif de mobiliser à outrance la politique internationale de lutte contre le réchauffement de la planète – il y avait des désaccords considérables, la confusion, le doute et parfois l’acrimonie sur les résultats de leurs travaux. En d’autres termes, il y a bien moins d’unanimité ou de consensus parmi les initiés du climat que ce que nous avons été amenés à croire.

Le comportement du cercle du CRU a jeté une ombre sur toute la communauté des scientifiques du climat et de nombreux scientifiques honnêtes vont maintenant porter injustement les stigmates du Climategate sauf s’il le problème est traité en totale transparence. D’autres centres de recherche importants sur le climat avec des liens étroits avec le CRU – notamment l’Institut Goddard de la NASA et le Climate Change Science Program de la NOAA – ne devraient pas être exemptés d’une enquête approfondie. Une telle réévaluation doit commencer par une compréhension du rôle crucial que le cercle du CRU a joué dans le théâtre du réchauffement climatique.

Au sein de la communauté plus large des sciences du climat, l’affaire du Climategate concerne pour l’essentiel une petite mais très importante branche : la paléoclimatologie, qui tâche de reconstituer le climat terrestre d’époques antérieures à celle où les humains ont commencé à mesurer et à archiver des données météorologiques. Une telle tâche s’est révélée un exercice extrêmement compliqué de traitement statistique d’immenses quantités de données brutes. Parce que, dans cette branche, l’écart entre observations et conclusions est beaucoup plus dépendant des techniques statistiques employées que des mesures directes, il était clair que la controverse fasse rage et appelle un regard par des scientifiques extérieurs. C’est exactement ce genre de regard que les membres du CRU ont tenté d’empêcher ou de gêner.

Le climat terrestre étant un système complexe, les efforts pour comprendre pourquoi et comment il se modifie est peut-être la plus grande entreprise jamais conduite par la communauté scientifique mondiale. Le CRU de l’université d’East Anglia n’est pas seulement un nœud important de la science climatique, mais aussi parmi ceux qui jouent l’un des rôles les plus cruciaux dans le Groupe Intergouvernemental d’Etude du Climat (le GIEC), organisme qui, tous les cinq ou six ans depuis 1990, produit de volumineux rapports sur le « consensus » international dans le domaine des sciences du climat. C’est l’organisme dont on dit habituellement qu’il rassemble les 2,000 scientifiques les plus mondialement réputés, bien qu’il existe des milliers d’autres scientifiques qui travaillent sur divers aspects du changement climatique et ne participent pas aux travaux du GIEC, de nombreux d’entre eux étant en désaccord avec le rigide « consensus ». L’un des points démontrés par les mails du CRU, c’est que ce nombre de 2,000 éminents scientifiques est trompeur ; le cercle des scientifiques véritablement actifs dans les travaux du CRU et d’institutions connexes dans ce pays est très faible. Néanmoins, Al Gore et les autres militants du climats se sont fortement appuyés sur le GIEC pour soutenir leurs affirmations selon lesquelles le réchauffement climatique d’origine humaine est une question scientifique résolue. Cela malgré le fait que, dans le dernier rapport du GIEC sur l’état de la science climatique en 2007, les termes « incertain » et « incertitude » apparaissent plus de 1,300 fois en 900 pages, et que le rapport décrit notre niveau de compréhension scientifique de certains aspects clés du climat comme « faible » ou « très faible ». Le chapitre sur les modèles climatiques, lesquels sont les principaux outils pour prédire l’apocalypse à venir, évoque des « incertitudes significatives » pour tous les modèles, et admet que « les modèles montrent toujours des erreurs significatives. »

Pendant des années, des rumeurs ont circulé au sujet de pressions politiques exercées pour influencer le GIEC et lui faire mentionner des nombres effrayants, car les effets d’une augmentation de 2 ou 3 degrés de la température n’étaient tout simplement pas suffisants pour justifier l’ampleur des réductions d’émissions demandés par les écologistes. Et l’une des incertitudes les plus larges dans l’affaire, c’est de savoir si nous sommes en mesure de déterminer si le réchauffement des 150 dernières années (environ 0,8 °C) excède la tendance naturelle historique, ce qui serait une forte confirmation des modèles climatiques qui avancent des projections inédites et des augmentations de température potentiellement dangereuses pour les décennies à venir, à cause des gaz à effet de serre produits par les sociétés industrielles.

On a longtemps cru que, durant les mille dernières années, la Terre avait connu deux cycles climatiques naturels : l’optimum médiéval (OM), autour de l’an mil, et le petit âge glaciaire (PAG), en gros entre 1500 et 1850. Le premier rapport du GIEC, en 1990, réalisa une courbe stylisée de l’évolution des températures qui montrait que l’OM était plus chaud qu’aujourd’hui, mais il s’agissait encore d’une conjecture. Cela n’en était pas moins un gros problème pour les militants climatiques : si les températures médiévales étaient les mêmes qu’aujourd’hui, comme certains scientifiques le croient, alors cela signifie que les températures actuelles peuvent tout à fait se situer à l’intérieur d’une variabilité naturelle, et que nous ne pouvons donc pas attribuer aux émissions de gaz à effet de serre la cause essentielle du réchauffement récent, et pas non plus se fier aux modèles climatiques prédisant l’apocalypse à venir. Des rumeurs persistantes ont toujours affirmé que de grandes figures de la communauté climatique avaient décidé de se débarasser de l’OM, mais jusqu’à la divulgation des mails du CRU, il n’y avait pas de preuve que les scientifiques tripatouillaient peut-être leurs données – juste des on-dits.

Les preuves de l’existence d’un optimum médiéval et d’un petit âge glaciaire proviennent essentiellement de témoignages, puisqu’il n’y avait pas de thermomètre en l’an mil. Y a-t-il un moyen pour savoir quelles étaient les températures d’il y a un millénaire ? Calculer la température moyenne de la planète entière n’est pas facile, même aujourd’hui. C’est là que les paléoclimatologistes du CRU sont entrés en scène.

Le groupe du CRU a travaillé à la  » reconstuction «  des températures du passé à l’aide de  » marqueurs «  comme les cernes d’arbres, les échantillons de glaces plusieurs fois centenaires prélevés de glaciers et des calottes polaires, des échantillons de sédiments lacustres, et des coraux prélevés dans les océans. En utilisant diverses techniques ingénieuses, il est possible, pour chacun de ces marqueurs, de produire une estimation de température à un endroit donné. Les cernes d’arbres sont considérés comme les meilleurs marqueurs, car il est possible de compter à rebours et d’établir l’année exacte de formation de chaque cerne, et d’estimer la température à partir de sa taille. Mais les données des cernes d’arbres sont très limitées. Il n’y a que quelques espèces d’arbres qui vivent mille ans ou plus, essentiellement les pins Bristlecone de l’ouest des États-Unis et quelques espèces en Sibérie. Et les milliers de données obtenues par de lourds efforts ne parlent pas d’elles-mêmes. Elles doivent être ajustées et calibrées pour tenir compte de la latitude, de l’altitude et de beaucoup d’autres facteurs (comme l’activité volcanique et les précipitations durant la période). Même la méthodologie statistique la plus rigoureuse produira des estimations avec de larges marges d’erreur.

L’un des aspects marquants des mails du CRU est la quantité de temps que le groupe du CRU a passé à discuter en interne des innombrables problèmes posés par le traitement des données et comment les présenter à une large audience. D’un côté, c’est ce à quoi l’on peut s’attendre dans un travail scientifique en cours. Mais d’un autre côté, ce sont les mêmes scientifiques qui, par ailleurs, ont toujours clamé de la manière la plus véhémente qu’il y avait un consensus définitif qui ralliait tous les chercheurs réputés et qu’il ne restait aucun motif de discussion. Une autre chose frappante qui ressort des mails est que les modélisateurs du climat ne tiennent pas la paléoclimatologie en grande estime, et que les paléoclimatologues ont un palpable complexe d’infériorité. À en juger par la longueur de nombre de chaînes de mails détaillants leurs problèmes, on peut se demander si ce petit groupe a vraiment eu le temps de faire de la recherche.

En 1998, trois scientifiques d’universités américaines – Michael Mann, Raymond Bradley et Malcolm Hughes – révélèrent dans la revue Nature ce qui fut considéré comme une percée majeure en paléoclimatologie : la désormais célèbre « courbe en bâton de hockey » reconstruisant les températures (montrant un « manche » plat entre 1000 et 1850, puis un bout ascendant de 1850 à 2000). Leur article était censé démontrer que la température globale actuelle est la plus haute des mille dernières années, dans une large marge dépassant de beaucoup ce que pourrait donner la variabilité naturelle. L’optimum médiéval et le petit âge glaciaire disparaissaient tous les deux. Le dessin du bâton de hockey fut utilisé abondamment dans le rapport de 2001 du GIEC, en tant que « preuve conclusive » du réchauffement climatique provoqué par l’homme. Mann est ses co-auteurs concluaient que « les années 1990 sont probablement les plus chaudes, et 1998 la plus chaude, depuis au moins un millénaire. »

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Affaire réglée ? Loin de là. Les mails du CRU révèlent des doutes internes au sujet de cette reconstruction, aussi bien avant qu’après l’entrée en scène du bâton de hockey. Dans un mail de 1996 diffusé à beaucoup de scientifique du groupe du CRU, Tom Wigley, un climatologiste de haut niveau qui travaille au Centre national américain de recherches sur l’atmosphère (NCAR), dans le Colorado, prévint « je suis favorable à la collecte de ce genre de données, mais je suis dérangé par la manière dont certaines personnes dans la communauté des paléoclimatologues tentent de survendre leur produit. » Mann et ses collègues avaient utilisé quelques unes des données du CRU, mais certains scientifiques du CRU étaient mal à l’aise de la façon dont Mann les représentaient, et semblaient aussi trouver Mann quelque peu difficile à supporter.

Keith Briffa, un scientifique du CRU critique sur ses propres travaux sur les cernes d’arbres, envoya un mail à Edward Cook, de l’université Columbia : « Je suis malade de voir Mann affirmer que sa reconstruction représente la zone tropicale simplement parce qu’elle intègre un peu de séries tropicales (très mal reliées à la température) ». Il ajouta qu’il était fatigué de « la tendance de plus en plus forte au verbiage autosatisfait [de Mann] de ces dernières années… et (mieux vaut ne pas en dire plus). »

Cook répondit : « Je suis d’accord avec vous. Nous connaissons tous les deux les failles de la reconstruction de Mann, particulièrement en ce qui concerne les tropiques. Votre réponse est aussi la raison pour laquelle j’ai choisi de ne pas lire la version publiée de sa lettre. Ce serait pire… Ça m’étonne qu’un type aussi brillant que Mann soit aussi incapable d’évaluer son travail un tout petit peu plus objectivement. »

Dans un autre mail révélateur, Cook écrivit à Briffa : « Bien sûr, [Bradley] et les autres membres du camp MBH [Mann, Bradley, Hughes] ont une aversion profonde pour le concept même d’optimum médiéval, et donc j’ai tendance à voir leurs évaluations comme émanant d’une perspective quelque peu biaisée, c’est-à-dire que le vase n’est pas seulement « à moitié vide » : il est clair qu’il est « cassé ». Je viens plutôt du camp du « vase à moitié plein » au sujet de l’optimum médiéval, peut-être que oui, peut-être que non, mais il est trop tôt pour dire ce qu’il en est. »

Dans un autre mail à Briffa, Cook se plaignit aussi de Bradley : « ses airs d’infaillibilité pontifiante sont vraiment assez nauséabonds, parfois. »

Même au moment où le GIEC se saisit avec enthousiasme du bâton de hockey de Mann, Briffa écrivit à Mann un mot d’avertissement à propos « de la possibilité de faire paraître l’impression que le consensus est plus fort qu’il n’est en réalité. Je pense que la discussion que nous avons eu plus tôt impliquant que nous ne devions pas « brouiller le message » [ndt : du réchauffement anthropique] en incluant des preuves contradictoires m’a troublé. Le GIEC est supposé représenter le consensus, mais aussi les incertitudes dans les preuves. » Briffa avait déjà fait dissidence au sujet du bâton de hockey dans un mail de 1999 adressé à Mann et Phil Jones : « Je crois que le réchauffement récent nous rapproche de la situation d’il y a environ 1000 ans. » Même Malcolm Hughes, l’un des coauteurs du bâton de hockey, exprima la plus grande réserve sur toute confiance excessive mise dans leur invention, en écrivant à Cook, Mann et d’autres en 2002 :

« Jusque là, toutes nos tentatives pour estimer les températures à l’échelle hémisphérique d’il y a environ 1000 ans sont fondées sur beaucoup moins de données que n’importe lequel d’entre nous le souhaiterait. Aucune des données utilisées jusqu’à présent n’a la distribution géographique nécessaire d’après notre expérience, et personne n’a encore trouvé un moyen convaincant de valider leurs composantes basses-fréquences à partir de données indépendantes. Comme Ed [Cook] l’a écrit, dans les enregistrements de cernes d’arbres, qui constituent la colonne vertébrale de la plupart des estimations publiées, le problème de la mauvaise réplication au niveau du début des enregistrements est particulièrement criant, et omniprésent… C’est pourquoi je considère que tout ce que nous faisons est préliminaire, et doit être manipulé avec grande prudence. »

Mann réagit mal à ces hésitations de ses collègues. Même Ray Bradley, l’un des coauteurs de l’article sur le bâton de hockey, se sentit contraint d’envoyer un message à Briffa après avoir reçu un message autosatisfait de Mann, avec cette simple ligne : « Excusez-moi, il faut que je dégueule. » Dans un long fil de discussion, Mann houspille ses collègues et l’ambiance devint de plus en plus acrimonieuse. En rage de voir leurs remarques favorables à propos d’un article dans Science qui proposait un historique des températures différent de la crosse de hockey, il écrivit à Briffa, Jones et sept autres : « Il est triste que votre texte sur le papier d’Esper et al. soit encore plus défectueux que ce papier lui-même… Il va y avoir beaucoup de dégâts à réparer et, à mon avis, vous avez desservi les discussions honnêtes que nous avions eu par le passé, parce que vous avez dénaturé les preuves.« 

À Briffa en particulier, Mann écrivit : « J’espère que vous savez que je vous respecte tout à fait comme scientifique ! Mais dans ce cas, je pense que vous avez été négligent. Et la négligence a un coût. » Les mauvaises manières de Mann conduisirent Bradley à répondre :

« Je souhaite me dissocier des commentaires de Mike, au moins sur le ton. Je ne me considère pas comme l’arbitre ultime de ce que Science [la revue] doit publier, et je ne considère pas non plus que ce que vous avez fait signe la fin de la civilisation que nous connaissons. »

L’énervement devint tellement hors de contrôle que Tom Crowley, de l’université de Duke, intervint : « Je suis préoccupé par le ton enflammé de certains messages qui ont circulé dernièrement… Je pense que vous êtes tous des gens raisonnables et de très bons scientifiques et qu’il est temps de fumer le calumet de la paix sur toute cette affaire et déclarer un moratoire provisoire sur les mails jusqu’à ce que les esprits s’appaisent. »

Mann répondit, dans sa plus belle imitation de Don Corleone : « Tout ça concerne la science, il n’y a rien de personnel. » Si c’est de cette manière que discutent les membres du CRU entre eux, on comprend que les sceptiques soient traités encore plus rudement.

Par Steven F. Hayward
Article original paru dans le Weekly Standard, le 14 décembre. Traduit de l’anglais par Ben et publié sur le site Skyfal.

9
déc

Le ClimateGate vu par Glenn Beck

3
déc

Le juteux business du réchauffement climatique

Par le professeur Richard S. Lindzen, publié le 21 novembre 2009.

La notion d’un climat statique et immobile est étrangère à l’histoire de la Terre et de toute autre planète entourée d’une enveloppe fluide. Que le monde avancé ait donc pu succomber à l’hystérie à propos de changements de quelques dixièmes d’un degré déviant de la température globale moyenne ne manquera sans doute pas d’étonner les futures générations. Une telle hystérie reflète surtout l’illettrisme scientifique d’une grande partie du public, sa vulnérabilité à la répétition se substituant à la vérité, et l’exploitation de ces faiblesses par les politiciens, les environnementalistes et, après 20 ans de battage médiatique, par bien d’autres groupes d’intérêts.

Or, depuis 14 ans, il n’y a pas eu de réchauffement global net statistiquement significatif. Les alarmistes maintiennent que certaines des années les plus chaudes jamais observées ont eu lieu durant la dernière décennie. Étant donné que nous nous trouvons effectivement dans une période relativement chaude, cela ne saurait surprendre. Cela ne permet pas, néanmoins, de tirer des conclusions sur les tendances futures.

Par ailleurs, d’autres facteurs exercent un impact beaucoup plus important que le réchauffement planétaire sur toute situation spécifique. Les catastrophes naturelles ont toujours eu lieu et rien ne permet d’affirmer que cela sera plus ou moins souvent le cas à l’avenir. Combattre le réchauffement planétaire avec des gestes symboliques ne va rien changer à cette réalité. L’Histoire nous enseigne plutôt que la prospérité et le développement économique augmentent sensiblement la capacité d’adaptation et de résistance de l’humanité à de telles catastrophes.

On peut raisonnablement s’interroger sur les raisons de la préoccupation du public à ce sujet – et en particulier de la montée de l’alarmisme ces dernières années. Or, lorsqu’une question comme le réchauffement planétaire est thématisée si longtemps, il faut s’attendre à ce que de nombreux groupes d’intérêts tentent de l’exploiter

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L’intérêt du mouvement environnementaliste à acquérir davantage de pouvoir, d’influence et de donations semble évident. Les politiciens, eux, perçoivent la possibilité d’augmentations d’impôts largement acceptées parce que celles-ci seraient nécessaires pour « sauver » la Terre. Différents États s’efforcent également d’exploiter ce thème dans l’espoir d’en tirer des avantages compétitifs. Cependant, les choses prennent des allures encore plus absurdes.

Le cas de l’ancienne entreprise énergétique texane Enron, avant qu’elle ne fasse faillite, est emblématique. Avant de se désintégrer en un feu d’artifice de manipulations comptables peu scrupuleuses, Enron était l’une des lobbyistes les plus actives en faveur de la ratification du protocole de Kyoto. L’entreprise espérait pouvoir ainsi négocier les certificats d’émissions de CO2. Et ce n’était pas un mince espoir. Les certificats pouvaient dépasser un billion de dollars et les commissions représenter plusieurs milliards.

Les hedge funds examinent désormais activement les possibilités de participer à ce négoce, tout comme le fit la banque Lehman Brothers, entre-temps défunte elle aussi. Goldman Sachs s’est tout autant engagée en faveur de la limitation légale d’émissions de CO2 par le négoce de certificats ; elle semble bien positionnée pour en bénéficier à hauteur de milliards de dollars. Le célèbre activiste Al Gore lui-même est associé à de telles activités.

La vente de certificats est en plein essor ; plusieurs organisations ont commencé à vendre des compensations d’émissions de CO2, tout en reconnaissant parfois sa futilité pour le climat. Le potentiel de corruption est immense. Archer Daniels Midland, la plus grande entreprise d’agrobusiness des USA, s’est par exemple engagée avec succès en faveur des exigences légales d’éthanol pour l’essence. La demande d’éthanol en résultant a contribué à une forte augmentation du prix du maïs, et en conséquence à un accroissement de la misère des consommateurs dans les pays en développement.

Avec tous ces enjeux, il est compréhensible que la possibilité que le réchauffement puisse, dans les faits, ne pas être significatif provoque un nouveau sens de l’urgence, voire une panique. Pire encore, la perspective que l’homme n’ait pas d’influence perceptible sur le climat paraît impensable.

Pour ceux dont les intérêts sont les plus matériels, la nécessité d’agir sans tarder, avant que le public ne se rende compte de la réalité, est bien réelle. Le gaspillage de ressources pour combattre symboliquement l’évolution d’un climat qui a toujours été en mouvement n’est pas une marque de prudence. La notion que le climat de la Terre ait atteint son niveau de perfection vers le milieu du vingtième siècle n’est pas davantage un signe d’intelligence.

  • Richard S. Lindzen est un physicien atmosphérique américain et Professeur de Météorologie au prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT).
29
nov

ClimateGate : Qui est qui ?

28
nov

Le mensonge climatique : Vincent Courtillot à France Info

Le Dissident a déjà eu l’occasion d’évoquer le superbe travail, du professeur français Vincent Courtillot (voir le torchon rédigé à ce sujet, ainsi que les vidéos associées), membre de l’Académie des sciences, directeur de l’Institut de physique du globe de Paris et professeur de géophysique à l’université Denis-Diderot.

Le professeur Courtillot pourfend le « buzz » créé depuis les accords de Kyoto, au sujet de l’origine humaine du réchauffement climatique. Après des années de recherches, il a brillamment su démontrer que les conclusions du rapport du GIEC, sur lesquelles la plupart des politiques environnementales reposent, omettent des facteurs importants pouvant agir sur le climat. Ainsi, l’influence de la couverture nuageuse, par exemple, n’a jamais été mesurée par le GIEC…

Certes, cette influence est très compliquée à calculer. Mais cela reste une grave omission, quand on sait qu’une diminution, ne serait-ce que de 3% de la couverture nuageuse, équivaudrait aux effets de l’ensemble de l’augmentation du CO2 dû à l’activité humaine, selon les calculs même du GIEC ! De la même manière, Vincent Courtillot a également démontré que le GIEC n’a pas su prendre en compte les effets liés à l’activité solaire ou les a pratiquement mis de côté !

Aujourd’hui, je vous propose une série de vidéos de l’émission « Parlons net ! », diffusée sur les ondes de la radio française publique « France Info ». Vincent Courtillot y est interrogé par quatre journalistes : David Abiker et Anne-Laure Barral de France Info, Eric Mettout, de l’Express et Joan Hufnagel de Slate.fr.

À quelques jours du sommet de Copenhague et en plein scandale du « ClimateGate », un éclairage différent s’impose :

Le site « Sérum de vérité », revient également sur cette émission et s’interroge sur l’objectivité d’un des journalistes présent : Éric Mettout de l’Express. Tout comme Amaury, je suis surpris de constater que Éric Mettout, se pose beaucoup de questions lorsqu’il reçoit un « sceptique », mais semble plus concilliant lorsqu’il s’agit de parler des théories pro-Kyoto.

Mais vous avez raison : la surprise aurait été de voir un journaliste autant critique quand aux conclusions du rapport du GIEC, que des analyses du professeur Courtillot.

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