17
juil

Au Sud-Liban, le Hezbollah s’en prend désormais aux Nations-Unies

En quelques jours seulement, pas moins de 25 attaques ont été perpétrées contre les soldats de la paix des Nations-Unies (FINUL), déployés dans le Sud-Liban. Jets de pierres, agressions physiques, barrages… empêchent les casques-bleus de l’ONU d’effectuer correctement leur mission de paix.

Peu de coopération de la part des autorités libanaises

Les militants du Hezbollah s’en prennent particulièrement aux soldats espagnols et français, alors que l’armée libanaise semble peu encline à leur apporter le support nécessaire. Alors que le gouvernement libanais s’était engagé à déployer quelques 15,000 soldats dans la région, seulement 3,000 sont actuellement présents. De plus, il semble bien que des ordres soient donnés afin de ne pas intervenir trop rapidement, lorsque les soldats de la FINUL font appel à eux…

Plusieurs cas sont répertoriés. Ainsi, alors que les casques-bleus avaient contacté l’armée libanaise pour une perquisition, cette dernière était arrivée avec beaucoup de retard, laissant largement le temps aux militants du Hezbollah de vider les lieux des armes et explosifs.

Les ministres français des affaires étrangères et de la défense se sont, à plusieurs reprises, plaint auprès du gouvernement libanais, mais la situation est demeurée inchangée. Ainsi, les « Fous de Dieu » et ce, malgré la présence d’une force de maintien de la paix, sont libres d’aller et venir, de s’organiser et de s’armer le long de la frontière avec Israël.

Cette relative attitude complaisante de l’armée libanaise trahi la peur de devoir véritablement se confronter aux Chiites du Hezbollah, non pas parce qu’ils ne pourraient pas avoir le dessus, mais plutôt par crainte de créer une scission au sein de l’armée, voire même de la population libanaise.

Impuissance de l’ONU

Durant l’été 2006, alors que le Hezbollah avait entrepris une véritable « colonisation » du Sud-Liban, en y chassant tout ce qui n’était pas Chiite, les « Fous de Dieu »avaient eu les mains totalement libres, lorsqu’ils ont entrepris des tirs de roquettes sur le nord d’Israël. Malgré le fait que Israël en appelait d’une intervention du gouvernement libanais afin de faire cesser ces tirs, la situation empira jusqu’à l’enlèvement de deux soldats Israéliens, qui conduit à l’escalade de violence que l’on connaît.

La FINUL était alors dans l’impossibilité d’intervenir et se contenta d’observer les tirs de roquettes du Hezbollah depuis leurs baraquements.

S’il y avait eu une véritable volonté du gouvernement libanais, l’armée se serait déployée en force dans la région et aurait désarmé les miliciens du Hezbollah, ce qui aurait évité tous ces morts inutiles. Il semblerait que la situation, depuis quatre ans maintenant, n’est pas beaucoup changée et l’armée libanaise ne paraît pas beaucoup plus motivée, d’empêcher de nouvelles provocations du Hezbollah contre l’état d’Israël.

La question que l’on serait donc en droit de se poser est la suivante : à quoi sert donc la présence des Nations-Unies au Sud-Liban ? La FINUL est sur-place depuis 1978, mais malgré leur mission de « maintien de la paix », qu’ont-ils pu véritablement empêcher en 32 ans ?

Ont-ils désarmé le Hezbollah ? Non ! Ont-ils su empêcher les agressions du Hezbollah contre le peuple libanais et contre Israël ? Non ! Se sont-ils seulement interposés entre Hezbollah et Israéliens ? Non, même pas !

Pour mettre un terme aux tirs de roquettes du Hezbollah sur les villes du Nord d’Israël, il aura fallu, non pas l’intervention des Nations-Unies, mais celle de l’armée israélienne !

Maintien de la paix ? Ah oui ?

Avec tout ça, qu’est-ce qui garanti qu’un nouveau conflit ne puisse pas se reproduire ? RIEN ! La FINUL est très loin d’être renforcée et malgré le déploiement de l’armée libanaise dans le Sud-Liban, il semblerait que cela ne change pas grand chose tout compte fait !

Et depuis quelques jours, la présence de la FINUL semble si dissuasive, qu’elle devient elle-même la cible des militants du Hezbollah ! Quelle grande réussite ! Voilà donc à quoi ressemble l’autorité des Nations-Unies…

Pourtant, selon la résolution 1701 de l’ONU, le gouvernement libanais doit s’assurer que le Hezbollah ne puisse pas reconstruire son arsenal de guerre d’avant 2006 et qu’aucune organisation autre que les forces de sécurité de l’état libanais ne puisse avoir le droit de posséder des armes. On en est très loin, n’est-ce pas ?

Selon cette même résolution, le Hezbollah n’a pas le droit de s’établir au sud du fleuve Litani, à proximité de la frontière israélienne. Pourtant, nous savons que l’organisation y est présente en force et que la FINUL y a encore découvert, il y a deux semaines, quelques 250 kg d’explosifs !

Arsenal du Hezbollah en 2006

Et ne vous méprenez pas ! Ces incidents ne surviennent qu’avec le Hezbollah et les populations Chiites, absolument pas avec l’ensemble du peuple libanais. Ainsi, la FINUL n’a jamais rapporté d’incidents dans les villages à majorité chrétienne, sunnite ou druze. Par contre, évite depuis déjà longtemps, de s’aventurer dans les ruelles des villages chiites… alors que se sont là qu’ils pourront trouver les armes et explosifs.

2
juil

Prêt-à-porter gauchiste, collection… 2010

On a eu le droit à tout un défilé de mode, ces derniers jours, à Toronto. Toute la panoplie du petit gauchiste enragé, la « crème » des apprentis révolutionnaires, des petits fascistes rouges tout juste sortis, pour la plupart, de la puberté. Mais ils ont déjà un avis sur tout. Ils sont incapables d’être responsables de leurs actes, mais ils ne se retiennent jamais lorsqu’il est temps de donner des leçons aux autres…

Drapeaux rouges, matraques, couteaux, lance-pierres, baton de baseball… attardons-nous maintenant, sur l’aspect vestimentaire de ces petits fascistes rouges :

Ça ou se balader avec un t-shirt à l’effigie de Adolf Hitler, c’est pareil : mêmes causes, mêmes effets. Et après, on nous demande d’écouter cette jeunesse « qui a des choses à dire » ?

2
juil

Vincent Marissal et l’image du Canada à l’étranger

Parfois, l’on découvre de belles petites perles. De petites phrases qui nous démontrent, malheureusement, que les médias d’informations sont peuplés de petits « commissaires politiques », hargneux et donneurs de leçons. Mais comme ce sont des professionnels aguerris, les sous-entendus idéologiques sont souvent subtils ou noyés dans une longue litanie de justifications… d’où moins, pour le commun des mortels.

Mais aujourd’hui, ce n’est pas le cas. Aujourd’hui, sans doute sous l’effet du soleil sud-africain, un de ces « commissaires politiques » se lache et se découvre au grand jour !

Aujourd’hui, Vincent Marissal de La Presse, ne fait pas dans le subtil, bien au contraire, il avance tel un gros éléphant dans un magasin de la plus fine porcelaine.

Vincent Marissal donc, actuellement à Johannesburg, va à la rencontre de l’intelligentia sud-africaine et réalise une entrevue avec un certain Tumi. Vous ne connaissez pas Tumi ? Quoi ? Pourtant, Tumi est une référence en ce qui concerne la géopolitique ! Ben… en tout cas, c’est ce que je comprends au vu de l’article de Vincent Marissal, qui a l’air de s’intéresser aux opinions de ce Tumi, lorsqu’il est question du Canada et de son premier ministre. Vu que son opinion est suffisamment importante pour figurer dans un grand quotidien, cela va de soit que Tumi doit faire partie de ces références que l’on consulte, lorsque l’on veut un avis éclairé sur la politique de tel ou tel pays.

Vous l’avez deviné donc, Tumi est un rappeur. Et comme pour appuyer sur « l’importance » du personnage, Vincent Marissal nous dit qu’il est « très en vogue ». Alors si Vincent Marissal nous parle d’un rappeur « très en vogue », il est normal d’ouvrir grand nos yeux et de bien lire ce qu’il nous dit.

Tumi, sachant que Vincent Marissal vient du Canada, demande au journaliste chevronné : « Vous avez toujours ce gars de droite au Canada ? ». Celui-ci s’empresse de préciser (pour les quelques ignorants que nous sommes) : « Il parlait de Stephen Harper, évidemment »… Ah bon ? Il parlait de Stephen Harper ? Vraiment ?

Mais le plus ridicule n’est pas là. Non, Marissal n’ayant vraiment plus aucune crainte vis-à-vis du ridicule, s’enfonce et termine son texte par : « Y’a pas à dire, le Canada a une sacrée belle image à l’étranger… »

Harper est de droite donc, selon Marissal, l’image du Canada est ternie. Celle-là est vraiment, mais vraiment d’un pathétisme incroyable. Je ne sais pas si je dois juste éclater de rire ou simplement être atterré ! Mais je préfère en rire…

Imaginez si un journaliste ou un blogueur avait osé écrire : « Avec un président démocrate, y’a pas à dire, les États-Unis ont une sacrée belle image à l’étranger… » (sur un ton ironique, cela va de soi). Là, on aurait instantanément parlé de racisme, on aurait dit que le rapport entre le parti et l’image d’un pays n’a rien à voir, qu’il s’agit d’élections libres et que les Étasuniens ont choisis démocratiquement leurs représentants…bref, on aurait appelé le journaliste à « fermer sa gueule ».

Mais le problème, à mon sens, ce que lorsqu’on parle d’image du Canada dans le monde, image qui semble très importante aux yeux de Vincent Marissal, on ne peut que se souvenir de Jean Chrétien. Jean Chrétien était ridiculisé dans le monde entier. Il était parodié, imité, caricaturé… personne ne le prenait au sérieux. Jean Chrétien ? C’était « une joke » !

Mais pas pour Vincent Marissal. Non, c’est juste depuis que nous avons un premier ministre « de droite », que l’image du Canada devient importante. Et vu qu’il est « de droite », c’est clair que cette image ne peut pas être bonne.

Vincent Marissal n’en est pas à son « coup d’essai »

Lundi dernier, Vincent Marissal nous avait également gratifié d’une autre belle petite perle journalistique. Le 28 juin donc, Vincent Marissal se plaignait du fait que le bureau du premier ministre noyait les journalistes de communiqués, mais également (et surtout) de photographies et de vidéos de Stephen Harper !

De là, Vincent Marissal nous parle de « culte de la personnalité« , n’hésitant pas à faire le parallèle entre Harper et un dictateur, même s’il fait mine, hypocritement, de balayer la comparaison du revers de la main une phrase auparavant. Du coup, pour Marissal, Harper ne peut pas être comparé à un dictateur, mais en même temps, il le peut ! Faut savoir Marissal, c’est-tu un dictateur ou s’en est pas un ?

Le problème dans cette histoire, c’est que Vincent Marissal se plaint du nombre de vidéos et de photographies de Stephen Harper qui sont envoyées aux « journaleux »… alors que nous sommes en 2010, l’ère de l’internet, des réseaux sociaux, du partage d’informations, de photos, de vidéos… Mais surtout, ce que fait Stephen Harper, un certain Barack Obama le fait, mais d’une manière bien plus importante ! Barack Obama, ses comptes Facebook, Twitter, Flickr… Barack Obama, qui paratge ses photos dans le Bureau Ovale, à Camp-David, en déplacement…

Si Stephen Harper peut être comparé à un dictateur à cause d’un soi-disant culte de la personnalité, quand est-il de Barack Obama qui jouait déjà avec son image bien avant même qu’il ne soit élu ! De plus, je « suis » quelques personnalités étrangères sur Twitter et autres médiums, et je dois dire qu’ils partagent TOUS des photographies et des vidéos de leurs activités. Serait-on entourré de dictateurs monsieur Marissal ?

Pour rappel, voici les dernières perles de notre « commissaire politique » :

27
juin

Hitler, ce socialiste…

Adolf Hitler était un homme de gauche. Quoi ? Cela vous étonne ?

Évidemment que cela vous étonne, vu que l’on répète tous, sans vraiment y réfléchir, que régime nazi (voire fasciste) ne peut être que d’extrême-droite ! Et je m’en confesse, j’ai eu aussi cette paresse intellectuelle que d’associer Hitler avec la droite (aussi « extrême » soit-elle)… alors que, vous allez le voir, il n’y a pratiquement rien qui permette d’étayer cette thèse.

Socialiste dans les propos

Laissons déjà effectivement, parler les principaux intéressés. Ainsi, en 1934, Adolf Hitler parlant à Hermann Rauschning, soulignait bien les liens qui existaient entre le nazisme et le communisme :

Ce n’est pas l’Allemagne qui va devenir bolchevique mais le bolchevisme qui se transformera en une sorte de national-socialisme. En plus il y a plus de liens qui nous unissent au bolchevisme que d’éléments qui nous en séparent. Il y a par-dessus tout, un vrai sentiment révolutionnaire, qui est vivant partout en Russie sauf là où il y a des Juifs marxistes. J’ai toujours fait la part des choses, et toujours enjoint que les anciens communistes soient admis dans le parti sans délai. Le petit-bourgeois socialiste et le chef syndical ne feront jamais un national-socialiste, mais le militant communiste, oui.

Dans « Mein Kampf » également, Hitler se déchaîna contre le capitalisme spéculatif et « la finance internationale », influencé en cela par les cours de l’économiste allemand Gottfried Feder, qui deviendra, un peu plus tard, membre influent du parti nazi :

A mes yeux, le mérite de Feder consistait en ceci, qu’avec une tranchante brutalité, il précisait le double caractère du capital : spéculatif, et lié à l’économie populaire ; et qu’il mettait à nu sa condition éternelle : l’intérêt. Ses déductions dans toutes les questions fondamentales, étaient tellement justes que ceux qui, a priori, voulaient le critiquer, en contestaient moins l’exactitude théorique qu’ils ne mettaient en doute la possibilité pratique de leur mise à exécution. Ainsi, ce qui, aux yeux des autres, était un point faible dans l’enseignement de Feder, représentait à mes yeux sa force.

Toujours dans « Mein Kampf », Hitler en ajoute une couche :

La lutte contre la finance internationale et le capital de prêt est devenu le point le plus important de la lutte de la nation allemande pour son indépendance et sa liberté économique.

Joseph Goebbels, ministre de « l’éducation des peuples et de la propagande » du IIIe Reich, fidèle parmi les fidèles d’Hitler, était également un anti-capitaliste convaincu, proche de l’aile communiste du NSDAP incarnée par les frères Gregor et Otto Strasser. Goebbels, lui-même, parlait régulièrement de « Bolchévisme National » lorsqu’il évoquait le positionnement du parti nazi.

Par contre, il est vrai qu’à partir de 1933, le NSDAP chercha à séduire les industriels et les milieux de la droite-conservatrice. Mais en y regardant de plus près, cela correspond à un besoin vital d’argent pour le parti d’Hitler, dont les caisses sont vides suite à l’élection législative de novembre 1932.

Cette élection fût également un cinglant échec pour le NSDAP, qui perdit deux millions de voix par-rapport aux élections de juillet de la même année. Ceci obligera également le parti, à changer sa stratégie afin de rassurer les milieux financiers et les grands patrons, qui avaient appelé pour les élections à une union de toutes les forces nationalistes, excluant les nazis. Il faut dire qu’auparavant, nazis et communistes s’étaient unis pour faire grève dans le service de tramway à Berlin et que les thèmes martellés par le NSDAP durant les élections de l’automne, étaient anticapitalistes, populistes et proagrairiens… pas de quoi aller dans le sens du patronat.

Avec le recul, il apparaît clairement qu’il ne s’agissait que d’une autre manœuvre de séduction de la part de Hitler, puisque, une fois au pouvoir, il décida de nationaliser toutes les grandes entreprises et les grandes industries allemandes.

Influences idéologiques

Entre 1908 et 1910, le jeune Adolf Hitler, fraîchement arrivé à Vienne, reste subjugé par les discours de Karl Lueger, du Parti Chrétien-Social et maire de Vienne. Karl Lueger est un antisémite, mais également un farouche adversaire du libéralisme économique. Hitler en fera, à plusieurs reprises, des éloges dans son livre « Mein Kampf ».

Un autre homme politique autrichien, Georg Ritter von Schönerer, influença également Adolf Hitler. Georg Ritter von Schönerer, autre antisémite notoire, faisait partie de cette mouvance pangermaniste, très influente en Autriche au début du XXe siècle. La minorité autrichienne-allemande prenait d’ailleurs, de plus en plus de place dans la société du pays, ce qui sera, un peu plus tard, l’un des prétexte qu’utilisera Hitler pour annexer l’Autriche. Georg Ritter von Schönerer, démocrate-radical, était également à l’origine de plusieurs importante réformes sociales dont : le droit de vote pour tous, la réforme des salaires, la diminution du temps de travail et même le droit de grève ! (source : « Hitler et la dictature allemande » par Karl Dietrich Bracher, 1969). Le genre de réformes défendues, dans toute l’Europe, par les partis de gauche.

Durant l’été 1919, Adolf Hitler suivi un cours de l’économiste allemand Gottfried Feder. Son influence fût telle, qu’il devint très vite son mentor et le théoricien économique du NSDAP. Gottfried Feder, antisémite, est également un farouche opposant au capitalisme, vu que le but de celui-ci ne repose que sur l’intérêt. En 1933, Feder publie « Kampf gegen die Hochfinanz » (« Combat contre la haute finance »), que l’on peut difficilement classer dans un courant de droite ou d’économie libérale.

Du DAP au NSDAP

En octobre 1919, Adolf Hitler adhère au Parti des Travailleurs Allemands, Deutsche Arbeiterpartei (DAP), séduit par Anton Drexler, l’un de ces fondateurs, qui lui avait remis une brochure dont il était l’auteur, intitulé « Mon éveil politique ». Le DAP, créé la même année, était un parti d’influence révolutionaire antisémite, anti-occidental, anti-slave et… anti-capitaliste.

Du Parti des Travailleurs Allemands, le nom sera modifié en Parti National-Socialiste des Travailleurs Allemands (NSDAP) suivant les recommandations de Hitler lui-même en 1920. C’est un peu plus tard, en avril 1921, qu’il prit la tête du NSDAP.

Il est à noter que le DAP/NSDAP fût fondé avec des socialistes révolutionnaires, principalement Anton Drexler. Ce fait est rappelé par l’historien William Shirer dans « Le Troisième Reich, des origines à la chute ».

Les 25 points du DAP

Quelques mois avant le changement de nom du Parti des Travailleurs Allemands (DAP), Adolf Hitler pésente lui-même un programme en 25 points, votés et approuvés devant une assemblée de 2,000 membres, le 24 février 1920 à Munich, dans la brasserie Hofbräuhaus.

Parmi ces 25 points, quelques intitulés que ne renieraient certainement pas, bien des partis de gauche, encore aujourd’hui :

7. Nous exigeons que l’État s’engage à procurer à tous les citoyens des moyens d’existence.

11. La suppression du revenu des oisifs et de ceux qui ont la vie facile, la suppression de l’esclavage de l’intérêt.

13. Nous exigeons la nationalisation de toutes les entreprises appartenant aujourd’hui à des trusts.

14. Nous exigeons une participation aux bénéfices des grandes entreprises.

15. Nous exigeons une augmentation substantielle des pensions des retraités.

16. Nous exigeons la création et la protection d’une classe moyenne saine, la remise immédiate des grands magasins à l’administration communale et leur location, à bas prix, aux petits commerçants. La priorité doit être accordée aux petits commerçants et industriels pour toutes les livraisons à l’État, aux Länder ou aux communes.

17. Nous exigeons une réforme agraire adaptée à nos besoins nationaux, la promulgation d’une loi permettant l’expropriation, sans indemnité, de terrains à des fins d’utilité publique – la suppression de l’imposition sur les terrains et l’arrêt de toute spéculation foncière.

20. L’extension de notre infrastructure scolaire doit permettre à tous les Allemands bien doués et travailleurs l’accès à une éducation supérieure, et par là à des postes de direction. Les programmes de tous les établissements d’enseignement doivent être adaptés aux exigences de la vie pratique. L’esprit national doit être inculqué à l’école dès l’âge de raison (cours d’instruction civique). Nous demandons que l’Etat couvre les frais de l’instruction supérieure des enfants particulièrement doués de parents pauvres, quelle que soit la classe sociale ou la profession de ceux-ci.

21. L’État doit se préoccuper d’améliorer la santé publique par la protection de la mère et de l’enfant, l’interdiction du travail de l’enfant, l’introduction de moyens propres à développer les aptitudes physiques par l’obligation légale de pratiquer le sport et la gymnastique, et par un puissant soutien à toutes les associations s’occupant de l’éducation physique de la jeunesse.

25. Pour mener tout cela à bien, nous demandons la création d’un pouvoir central puissant, l’autorité absolue du parlement politique central sur l’ensemble du Reich et de ses organisations, ainsi que la création de Chambres professionnelles et de bureaux municipaux chargés de la réalisation, dans les différents Länder, des lois-cadre promulguées par le Reich.

Si vous trouvez encore, là-dedans, des idées de droite, il est urgent pour vous de consulter !

La NSBO

En 1928, afin de fédérer les travailleurs allemands autour du National-Socialisme, le syndicat NSBO fût créé (Nationalsozialistische Betriebszellenorganisation – NSBO ; Organisation des Cellules d’Entreprises Nationales-Socialistes).

Évidemment, la NSBO était destinée à concurrencer les syndicats déjà présents dans les usines allemandes et, en particulier, les syndicats chrétiens démocrates et marxistes. Cependant, bien des sections du NSBO allaient au-delà du National-Socialisme en s’affichant National-Bolchéviques (source : « La National-Bolchévisme en Allemagne 1919-1933″ par Louis Dupeux).

Parmi les « faits d’armes » du NSBO : l’utilisation de la violence armée pour protester contre les réductions de salaire, le genre de « protestation » utilisée d’habitude par la gauche la plus radicale.

Socialiste dans les actes

Mais je vous vois venir : « c’est bien beau de parler des nazis AVANT leur accession au pouvoir, qu’en est-il de la situation une fois qu’ils mettent en place leurs politiques ? »

Il faut dire que Hitler et les Nationaux-Socialistes n’ont pas perdu de temps ! Sitôt arrivés au pouvoir, les nazis déportèrent à Dachau des commerçants qui avaient osé augmenter leurs prix. Rien qu’à Munich, 200 personnes furent arrêtées en 1933, tandis que leurs commerces furent cellés et barrés d’un écriteau indiquant : « Magasin fermé sur ordre de la police pour cause d’augmentation des prix, propriétaire en détention provisoire à Dachau ».

Les lois et les « recommandations » du pouvoir nazi, disuada les entreprises allemandes à rechercher le profit dans leurs activités. Aucune surprise jusque là, puisqu’il s’agit, tout simplement, de la base de la doctrine nazie inspirée par l’économiste Gottfried Feder.

Même la « libre entreprise » est un concept devenu désuet sous le IIIe Reich. Les entrepreneurs allemands sont convertis en Betriebsführer, c’est-à-dire en vulgaires « directeurs d’établissements », une façon très bureaucratique d’enlever tout esprit d’initiative et d’entrepreneuriat. Ils ne pouvaient diriger leurs entreprises comme ils l’entendaient ; ils étaient tenus d’obéir sans réserve aux ordres venus du Bureau Central d’Organisation de la Production, le Reichswirtschaffsministerium, et des organismes qui lui étaient rattachés pour chaque branche et pour chaque région. Même leurs salaires étaient fixés par l’état ! Ça ne vous fait pas penser au mode de fonctionnement de la Russie soviétique, par hasard ?

Mais ce n’est pas tout ! L’état était chargé de fixer les prix, mais également les taux d’intérêt à verser, ou à réclamer. Là aussi on reconnaît la « patte » de Feder.

Le gouvernement et la bureaucratie hitlérienne étaient également chargés de planifier la production industrielle, mais aussi agricole et géraient jusqu’aux moyens et méthodes de production. En d’autres termes, on est en pleine « planification » économique, tels que pratiqués dans les pays collectivistes.

On est très loin du capitalisme et, encore plus, de l’économie de marché !

Le nazisme, une forme larvée de marxisme

En 1944, l’économiste autrichien Ludwig von Mises, écrivit dans son ouvrage « Omnipotent Government, The Rise of the Total State and Total War », une réalité que les héritiers de Marx n’assumeront jamais :

Huit des dix points (du Manifeste du Parti communiste de Marx et Engels) ont été exécutés par les nazis avec un radicalisme qui aurait enchanté Marx. Seuls deux points n’ont pas encore été complètement adoptés par les nazis, à savoir l’expropriation de la propriété foncière et l’affectation de la rente foncière aux dépenses de l’Etat (point n°1 du Manifeste) et l’abolition de l’héritage (point n°3). Cependant, leurs méthodes de taxation, leur planisme agricole et leur politique concernant la limitation des fermages vont chaque jour dans le sens du marxisme.

Depuis la création du DAP, jusqu’à l’effondrement du IIIe Reich, le National-Socialisme trouva ses racines dans un anti-capitalisme radical et systématique : nationalisations, étatisation de l’économie, taxation imposante des produits financiers… Pour Ludwig von Mises, « Le marxisme et le national-socialisme ont en commun leur opposition au libéralisme et le rejet de l’ordre social et du régime capitaliste. Les deux visent un régime socialiste ».

Voici bientôt quarante ans qu’un socialisme, qui s’affublait du préfixe décoratif de « national », a mis un terme à la libre circulation en Europe. (Friedrich Hayek, prix Nobel d’économie en 1974)

Ces mêmes socialistes qui, aujourd’hui, lancent si facilement leurs reproches de fascisme feraient bien d’être conscients qu’avec leur adoration de l’État universel, la référence permanente au collectif et le mépris de la liberté individuelle, ils sont bien plus proches d’une vision fasciste du monde que nous. Ce n’est pas un hasard si les hordes brunes se sont appelées les « nationaux-socialistes ». (Christoph Blocher, homme politique suisse)

Conclusion

Je ne vais pas là, énoncer les causes de la montée du nazisme en Allemagne, le sujet est bien trop vaste et même les historiens peinent à l’expliquer totalement. Mais la crise de 1929, l’inflation galopante, la montée inexorable du chômage qui ont frappé l’Europe entière, se sont particulièrement acharnés sur l’Allemagne, beaucoup plus que sur les autres pays du continent.

Ajoutez à cela, le paiement astronomique dû aux « dommages de guerre » (suites du Traité de Versailles), que l’Allemagne est contrainte de payer et qui s’élèvent à 132 milliards de marks-or de 1921. Paiement que l’Allemagne est dans l’incapacité d’effectuer, ce qui conduira à des livraisons « en nature » de produits et de marchandises, puis à l’occupation de la riche région industrielle de la Ruhr en 1923 par les Français et les Belges, puis à un remboursement « rééchelonné » et diminué suite au plan Young de 1929.

Crise, humiliation suite au Traité de Versailles de 1919, économie allemande littéralement « à terre »… facilite l’expression de tous les extrémismes. C’est alors la bataille de celui qui criera le plus fort, de celui qui rassemblera le plus.

Mais c’est le petit peuple, le prolétariat, les ouvriers qu’il faut séduire. Car ce sont eux, d’abord, qui sont touchés de plein fouet par la crise. Ce sont eux, qui se sont battus dans les tranchées entre 1914 et 1918 et qui subissent l’humiliation de la défaite. Alors trois courants collectivistes, étatistes et démagogistes s’affrontent : les socialistes, les communistes et enfin, les nationaux-socialistes. Les trois s’haïssent, il faut le dire… et même si l’on parle souvent des affrontements entre le NSDAP et les communistes allemands, il ne faut pas oublier qu’il y a aussi souvent des escarmouches entre socialistes et communistes.

Oui, une certaine aristocratie sera séduite par le nazisme. Certains même auront des postes importants dans le IIIe Reich, mais au-delà de politiques sociales dont ils ne se sentent pas concernés au premier chef, c’est le nationalisme et surtout, le pangermanisme qui les attirent vers le NSDAP. D’ailleurs, beaucoup d’entre-eux suivent plus un idéal de « Grande Allemagne » que le « petit caporal » Hitler, dont ils finissent, tôt ou tard par se méfier. Sentiment qui sera d’ailleurs partagé.

Après, si vous trouvez encore que le régime nazi est plus proche de la droite que de la gauche, il faudra maintenant apporter des arguments, et du solide !

Pour aller plus loin :

  • Le Monde Diplomatique, mai 2005, texte de Götz Aly, « Ainsi Hitler acheta les Allemands« . Götz Aly est également l’auteur de « L’Etat du peuple de Hitler. Pillage, guerre raciale et socialisme national » paru en 2005.
25
juin

Multiculturalisme : un Québec « à la canadian » ?

Mathieu Bock-Côté sur le multiculturalisme qui s’introduit dans les rouages de l’état québécois.

24
juin

Bonne fête nationale !

En cette Saint Jean-Baptiste, bonne fête nationale à tous les Québécois !

17
juin

La clairvoyance de Pilar Rahola

Je ne pense pas avoir, un jour, été autant en accord avec un texte écrit par une adversaire politique. Car ceci n’est pas mon texte, mais celui de Pilar Rahola, politicienne espagnole, journaliste et activiste de gauche. Ses articles sont publiés en Espagne et dans les plus importants journaux d’Amérique latine.

Mais lisez plutôt…

Le combat d’Israël, même si le monde n’est pas d’accord est le combat du monde.

Pourquoi ne voyons nous pas :

Des manifestations contre des dictatures Islamiques à Londres, Paris ou Barcelone ? Des manifestations contre la dictature birmane ? Des manifestations Contre l’asservissement de millions des femmes qui ne vivent sans une protection légale ? Des manifestations Contre l’utilisation d’enfants comme bombes humaines ou il y a un conflit avec l’islam ?

Pourquoi n’y a t’il aucun leadership pour soutenir des victimes de la dictature Islamique au Soudan ? Pourquoi n’y a-t-il aucun outrage contre les atrocités du terrorisme contre Israel ? Pourquoi ne défendent t’ils pas (la gauche)  le droit d’existence d’Israël ? Pourquoi la gauche reste t’elle si silencieuse contre le fanatisme Islamique ? Pourquoi ce soutien ambigue de la cause palestinienne avec la défense du térrorisme Palestinien ?

Et pour finir, la question à 1 million de dollars, pourquoi la gauche Europeénne et dans le monde s’acharnent elles sur les Usa et Israel et pas sur les pires dictatures de la planète ?

Les 2 plus solides démocraties ayant subient les plus sanglantes attaques terroristes, la gauche ne s’en soucie guère. Et ensuite, au concept de liberté. À chaque forum européen pro palestinien j’entends les hurlements Hystériques gauchistes : « nous voulons la liberté pour le peuple ! » Faux. Ils ne sont jamais concernés par la liberté pour des gens de la Syrie, du Yémen, d’Iran ou du Soudan, ou d’autres nations ou les droits fondamentaux sont bafoués.
Et ils ne sont jamais préoccupés quand le Hamas détruit la liberté des Palestiniens. Ils sont seulement concernés par l’utilisation du concept de liberté palestinienne comme une arme contre la liberté israélienne. La conséquence résultante de ces pathologies idéologiques est la manipulation de la Presse. La presse internationale n’arrange pas les choses, elle les endommage par ses publications sur la question de la question israélo-palestinienne. Sur ce sujet ils n’informent pas, ils font de la propagande.
Quand il s’agit d’écrire sur Israel, la majorité des journalistes oublie la déontologie de la profession. Et alors, l’acte de défense d’un Israélien devient un massacre, et n’importe qu’elle confrontation un génocide. Il y a eu tellement d’aberrations écrites sur Israel qu’il ne reste pratiquement aucune accusation contre elle.
En même temps, cette presse ne discute jamais l’interférence syrienne et iranienne dans la violence se propageant contre Israël ; l’endoctrinement d’enfants et la corruption des Palestiniens. Et en annonçant les victimes, chaque accident palestinien est annoncé comme une tragédie et chaque victime israélienne est camouflée, cachée ou annoncée à la va vite.

Permettez moi de rajouter ceci sur la Gauche Espagnole :
Plusieurs d’entre eux sont des exemples qui illustrent l’anti-américanisme et les sentiments anti-israéliens, voila ce qui caractérise la gauche espagnole (et la gauche Européenne: Suède, Angleterre, France, Italie…). Un exemple : Un parti de gauche espagnol vient de virer un de ses membres parce qu’il avait créer un site web pro Israël. D’après la lettre de renvoi : « nos amis sont l’Iran, la Libye et le Venezuela, opprimés par l’impérialisme et pas un état Nazi comme Israël. »
Un autre exemple, le maire socialiste de Campozuelos a changé le jour de la Shoah commémorant les victimes de l’holocauste par le Jour de la nakba Palestinienne lequel pleure la naissance de l’état d’Israel Ainsi exprimant le mépris pour les six millions de Juifs européens assassinés dans l’Holocauste. Dans ma ville natale de Barcelone, le conseil municipal a décidé de commémorer le 60ème anniversaire de la création de l’État Israël, en ayant une semaine de solidarité avec les Palestiniens. Ainsi, ils ont invité Leila Khaled, un terroriste célèbre des années 70 et le leader actuel du Front Populaire pour la Libération de la Palestine, une organisation terroriste listée par l’Union Européenne, qui promeut l’utilisation de bombes contre Israël.

Ce mode de pensée du politiquement correct a même pollué les discours de président Zapatero. Sa politique étrangère rejoint la gauche lunatique sur la question proche orientale et pour les affaires du Moyen-Orient il est explicitement pro Arabe. Je peux vous assurer qu’en privé, Zapatero blâme Israël pour le conflit au Moyen-Orient et son ministre des Affaires Etrangères Moratinos suit la cadence. Le fait que Zapatero ait voulu porter un keffieh lors de sa visite au Liban n’est d’aucune coïncidence ; c’est un symbole.
L’Espagne a subi la pire attaque terroriste en Europe et il est dans le colimateur de n’importe qu’elle organisation terroriste Islamique. Comme je l’ai déjà écrit, ils nous tuent avec des portables accrochés à l’obscurantisme moyenâgeux.

Encore, la gauche espagnole est la plus anti Israelienne au monde. Et ensuite elle dit qu’elle est anti Israélienne par solidarité. C’est cette folie que je veux dénoncer à cette conférence.
Conslusion :
Je ne suis pas Juive. Idéologiquement je suis de gauche et ma profession est Journaliste. Pourquoi ne suis-je pas anti Israelienne comme mes collègues ? Parce que en tant que non juive , j’ai la responsabilité historique de combattre la haine anti Juive et plus précisément contre la haine de ceux qui leur refusent leur terre ancestral, Israël. Combattre l’antisémitisme n’est pas uniquement le devoir des Juifs, c’est aussi le devoir des non Juifs.

En tant que Journaliste, mon devoir est de chercher la vérité au-delà du préjudice, des mensonges et des manipulations. La vérité sur Israël n’est pas dite. Je suis une personne de gauche qui aime le progrès, je suis dans l’obligation de défendre la vérité, la culture, l’éducation civique aux enfants, la coexistence et les 10 commandements devenus des principes universels.

Ces principes que le fondamentalisme islamique veut détruire.

En tant que non Juive, journaliste de gauche j’a un triple devoir de morale avec Israël, parce que si Israël est détruit, la liberté, la modernité et la culture seront également détruits. Le combat d’Israël, même si le monde n’est pas d’accord est le combat du monde.

Adaptation : Jean Vercors

1
juin

Comment être un bon « militant pacifiste »

Si je prends le bateau avec des amis à moi, que nous sommes armés de bâtons, de lance-pierres, de barres de fer, de haches et de couteaux et que nous crions que nous souhaitons la mort de tous nos ennemis. Croyez-vous que l’on pourra, aussi, me qualifier de « militant pacifiste » ?

Plus sérieusement, les Palestiniens ainsi que leurs supporteurs savent, pertinemment, qu’il existe un blocus maritime et terrestre dans le territoire de Gaza. Par contre, l’aide humanitaire est tout à fait possible à condition de suivre les procédures garantissant la sécurité de Israël et des Palestiniens… Donc, en partant, cette mission soit-disant « humanitaire » n’est que de la provocation pure et simple.

De plus, la marine israélienne a pris soin, comme à chaque fois, d’avertir le bateau de ne pas approcher des côtes. Ceci a été fait calmement et sans agressivité :

Encore une fois, les mouvements anti-israéliens manipulent très bien les médias occidentaux. Baptisez une opération « Flottille de la liberté », dites bien que vous êtes pacifistes, ça suffit amplement pour que l’on vous trouve sympathique ! Pourtant, sur un des six bateaux, l’amour et la paix se donnait à coup de baton et de barres de fer contre les soldats intervenus pour faire appliquer le blocus ! Des images ont même montré un des « militants pacifistes » poignarder un soldat de l’IDF !

Gandhi doit se retourner dans sa tombe !

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